Wallonie-France

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12 septembre 2008

Vers une constitution flamande?

Kris Peeters voudrait une constitution flamande

BELGA

Mis en ligne le 11/09/2008

S'il considère que cette constitution ne signifierait pas une déclaration d'indépendance, il concède toutefois qu'elle pousserait le gros des compétences vers les entités.

Le ministre-président flamand Kris Peeters est d'avis que le parlement flamand devrait élaborer une "Constitution pour l'entité Flandre". Il ne s'agirait nullement d'un document destiné à appeler à l'indépendance mais il devrait traduire les valeurs de base de la société et une vision commune pour la Flandre, a-t-il précisé, participant jeudi à Bruges à un "atelier" consacré à la Flandre en action.

M. Peeters a notamment affirmé que la plupart des entités faisant partie de pays fédéraux ou confédéraux disposaient d'une constitution propre. En l'occurrence, celle-ci constituerait un instrument idéal pour exprimer l'attachement des Flamands à leurs valeurs sociales et libertés fondamentales, a-t-il dit.

S'il considère que cette constitution ne signifierait pas une déclaration d'indépendance, il concède toutefois qu'elle pousserait le gros des compétences vers les entités, en celà compris les compétences fiscales et financières et qu'elle supposerait un état fédéral jouant un rôle subsidiaire et de soutien fort, au service des entités.

L'idée d'une constitution flamande n'est pas neuve: une Commission parlementaire spécifique a même été créée mais elle ne s'est plus réunie depuis plus de deux ans. Plusieurs partis politique ont déjà déposé des propositions mais elles divergent profondément.



Le racisme du Vlaams Belang à l'oeuvre une nouvelle fois

Le Vlaams Belang dénonce l’islamisation de l’UE

Le parti flamand d'extrême droite Vlaams Belang a dénoncé jeudi à Bruxelles "l'islamisation de l'Europe" lors d'une manifestation qu'il avait organisée à l'occasion du septième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Une trentaine de manifestants, dont le leader du parti Filip Dewinter, s'étaient donné rendez-vous au pied du World Trade Center, un immeuble de bureaux portant le même nom que les tours jumelles détruites il y a sept ans à New York. En guise d'hommage aux victimes de ces attentats revendiqués par le réseau islamiste Al-Qaïda d'Ousama Ben Laden, les élus d'extrême droite ont déposé une rose devant le bâtiment. Le Vlaams Belang entendait par la même occasion dénoncer "l'islamisation de l'Europe", l'un des thèmes de prédilection de ce parti.

10 septembre 2008

Les soupçons de discrimination au logement en Flandre font tâche d'huile

Enquête sur les logements réservés aux Flamands

AFP

Mis en ligne le 10/09/2008

"La Commission a envoyé une lettre le 22 août pour demander des informations à propos d'un certain nombre de communes belges et des conditions qui encadrent l'accès au logement, à l'achat de terrain et l'accès au revenu minimum", a indiqué le porte-parole du commissaire à la Justice Jacques Barrot.

La Commission européenne a réclamé des "informations" aux autorités belges à la suite de plusieurs plaintes concernant les restrictions imposées par certaines communes belges qui réservent aux néerlandophones notamment des terrains et logements sociaux.

"La Commission a envoyé une lettre le 22 août (aux autorités belges) pour demander des informations à propos d'un certain nombre de communes belges et des conditions qui encadrent l'accès au logement, à l'achat de terrain et l'accès au revenu minimum", a indiqué mercredi Michele Cercone, porte-parole du commissaire à la Justice Jacques Barrot.

Il a précisé que la Commission avait agi sur la base d'un "un certain nombre de plaintes" reçue et sur les informations publiées dans les médias. "Nous attendons leur réponse et des détails de leur part", a-t-il continué, refusant de se prononcer à ce stade sur la conformité de ces règles avec les lois européennes. "Il est clair qu'il y a des dispositions législatives européennes qui empêchent les distriminations directes ou indirectes", a simplement noté Michele Cercone.

La municipalité de Zaventem, dans la banlieue flamande de la capitale belge, a la première soulevé un tollé chez les francophones en conditionnant la vente d'une soixantaine de terrains à bâtir à la connaissance du néerlandais par les acheteurs, ou au moins à leur engagement à l'apprendre.

Vilvorde, une autre ville flamande jouxtant Bruxelles (ville très majoritairement francophone), a de son côté réservé 15 logements sociaux à vendre aux seuls néerlandophones. Selon l'agence Belga, dans trois communes -dont Grammont, ville flamande proche de la frontière linguistique avec la Wallonie-, les agences municipales chargées de gérer les aides sociales imposent à leurs bénéficiaires d'apprendre le néerlandais.

La discrimination ethnique comme principe politique en Flandre

Rédaction en ligne

mercredi 10 septembre 2008, 16:48

Le parlementaire Luk Van Biesen (Open VLD), par ailleurs conseiller communal à Crainhem, demande au gouvernement flamand des mesures pour augmenter le nombre de néerlandophones dans les communes à facilités par le biais de la politique du logement. Tandis que la Commission enquête sur de possibles discriminations.

La présence des néerlandophones a en effet considérablement baissé et est tombée sous le seuil des 25 % dans certaines communes. 80 % des logements vendus sont acquis par des gens ne s’exprimant pas en néerlandais.

Le député plaide notamment pour une politique de discrimination positive en faveur des familles néerlandophones dans l’allocation d’appartements sociaux et dans la vente de terrains à bâtir. Une prime au logement pour les fonctionnaires flamands qui s’établissent dans la périphérie flamande est aussi souhaitable, estime M. Van Biesen.

Si la Flandre veut conserver cette « région frontalière », des investissements urgents sont nécessaires car le nombre de néerlandophones est à nouveau tombé sous un niveau critique. « Des mesures précises sont nécessaires dans la périphérie flamande. Maintenir ces mesures dans un cadre international et légal n’est pas évident, au vu des nombreuses remarques européennes à l’égard des initiatives communales prises dans la périphérie flamande », constate le député.

(Belga)

Le Vlaams Belang et l'Islam

11 septembre : manif interdite, le Vlaams Belang en appel

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles a officiellement interdit la manifestation que le Vlaams Belang compte organiser avec l’association « Villes contre l’islamisation » (Steden tegen islamisering) le 11 septembre pour commémorer les victimes des actes de terrorisme commis le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Le chef de file du Vlaams Belang Filip Dewinter a aussitôt annoncé que son parti intenterait, mercredi, une action en référé contre cette décision et qu’il organiserait, quoi qu’il advienne, une manifestation symbolique le 11 septembre. Les organisateurs avaient fait part mardi dernier de leur intention de manifester en un lieu symbolique, puisqu’ils veulent se rendre devant l’immeuble-tour du WTC, boulevard Albert II à Bruxelles.

09 septembre 2008

La Commission Européenne, arbitre du conflit belge?

La Commission soupçonne la Flandre de discrimination

La Commission européenne soupçonne les communes flamandes de Vilvorde, Londerzeel et Grammont de « discrimination déguisée » envers les personnes parlant une autre langue que le néerlandais. Elle a demandé des explications au gouvernement flamand et a décidé d’envoyer une délégation de la Commission contre le racisme et l’intolérance en Flandre, écrit mardi Het Laatste Nieuws. Ce n’est pas la première fois que des communes flamandes de la périphérie bruxelloise sont dans le collimateur de la Commission. Elle avait déjà pointé du doigt Zaventem pour sa politique en matière de vente de terrains communaux. Elle s’intéresse maintenant à Vilvorde qui veut vendre 50 habitations sociales tout en les réservant pour des Flamands, à Londerzeel qui suit l’exemple de Zaventem et à Grammont qui octroie des allocations aux seules personnes qui apprennent le néerlandais.

08 septembre 2008

La NV-A commence à faire monter la pression

De Wever soutenu par les membres de la N-VA

BELGA

Mis en ligne le 08/09/2008

Le Premier ministre Yves Leterme conserve la confiance d'une faible majorité des présidents.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, bénéficie du soutien unanime des cadres locaux de son parti, révèle lundi une enquête réalisée par Gazet van Antwerpen auprès des présidents des locales N-VA dans la province d'Anvers et la région Waas et Dendre.

Les présidents sont tous, sans aucune exception, satisfaits du rôle joué par leur président lors des négociations sur l'avenir de la Belgique. Le Premier ministre Yves Leterme conserve la confiance d'une faible majorité des présidents. La moitié d'entre eux estiment par ailleurs que la N-VA doit sortir du cartel avec le CD&V si d'ici le 21 septembre, date du congrès de la N-VA, il n'y a toujours aucun accord avec les Francophones. Sur les 60 personnes interrogées par le quotidien, 22 ont toutefois refusé de s'exprimer sur cette question.

Bart De Wever répète régulièrement que la situation sera évaluée avec le CD&V avant le congrès "et alors, nous saurons si nous sommes toujours sur la même longueur d'ondes, comme ce fut le cas à chaque fois jusqu'ici". Si le cartel devait exploser, une large majorité des présidents souhaitent que leur parti continue en solo. Pour eux, de quelconques discussions avec le Vlaams Belang et/ou la Lijst Dedecker sont exclues.

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La City Parade de Liège attire plus que le Gordel flamand

Liège comme à la parade

PIERRE MOREL

dimanche 07 septembre 2008, 20:48

PLUS DE 200.000 personnes se sont retrouvées dans les rues de la Cité ardente pour une City Parade sans problème majeur.
Qu'on aime ça ou pas, il faut reconnaître que la City Parade, de retour à Liège ce samedi après trois ans d'absence, a quelque chose de merveilleux. Il fallait se jucher sur un pont, comme bon nombre de badauds l'ont fait tout au long du parcours, pour saisir l'ampleur de l'événement. Parallélisme troublant entre le cours tranquille de la Meuse et le véritable flot humain, clapotant au vent des décibels et des déhanchements frénétiques, qui s'étend à perte de vue sur le quai autour des chars bariolés.

Dès le rassemblement, dans le parc d'Avroy, la foule est impressionnante. Sur les trois scènes installées dans le parc, les DJ chauffent une masse compacte de participants. Il n'y a pas, tant s'en faut, que des jeunes aficionados de la « techno » : on croise des poussettes et des couples de citadins d'âge mûr venus humer l'ambiance. Vu le prix des boissons (deux euros le coca ou la bière), beaucoup sont venus avec leurs propres munitions, et ça boit déjà les alcools forts à même la bouteille, ce qui laisse présager une soirée difficile pour certains. L'heure est également à l'excentricité vestimentaire : crêtes, colorations, résilles et décolletés sont légion, l'attirail « sexy » est de rigueur. Les grands standards, visiblement : le rose et, surtout, le « Stetson » américain. Parrain télévisuel de la manifestation, Plug RTL a d'ailleurs distribué des milliers de ces chapeaux, bleu fluo. Les hélicoptères vrombissent dans le ciel, les files s'allongent déjà devant les toilettes provisoires, les policiers à cheval chargent pour disperser une première échauffourée : chaud !

Le cortège de chars musicaux s'ébroue à 18 heures dans un véritable cataclysme sonore. Les 25 chars sont entourés d'un service d'ordre efficace qui évite que les danseurs ne s'en approchent dangereusement. Juchées sur les baffles, des jeunes filles aguicheuses distribuent flyers, boissons, sifflets et autocollants et motivent la foule des danseurs qui suivent le mouvement. Ça sent la sueur, la marijuana et la bière. On croise un groupe d'étudiants de Lille qui « ne raterait ça pour rien au monde : en Belgique, on fait la fête comme nulle part ! ».

Le long du parcours, les curieux, amusés par le tintamarre chamarré, ont la banane. Un couple de retraités écarquille les yeux. « Ça fait beaucoup trop de bruit, mais mon mari voulait sans doute voir les filles », persifle madame. Scènes habituelles de désolation à l'arrière du cortège : la City parade voulait peut-être « Sauver la planète », son thème 2008, mais les déchets produits n'y contribueront guère. Place du XX Août, les automobilistes imprudents, englués dans des embouteillages monstres, observent le spectacle, penauds et résignés. Un vieux mendiant s'est coiffé d'un Stetson bleu, mais la récolte sera médiocre.

Vers 21 heures, les chars débarquent au parc Astrid où les plus acharnés entament une nuit de danse qui ne fait que commencer. Pour les forces de sécurité, mobilisées en très grand nombre (voir ci-dessous), c'est le moment des premiers bilans. Plus de 200.000 participants, quatre personnes à aller repêcher dans la Meuse, une trentaine d'arrestations, un peu plus de deux cents admissions dans les postes médicaux avancés et vingt-cinq hospitalisations, aucune réellement préoccupante.

Rien de grave : Liège a pu retourner à son train-train. Pour beaucoup, la matinée de dimanche a été grasse.

Dans la roue du ministre-président

DIRK VANOVERBEKE

dimanche 07 septembre 2008, 22:55

LA PROMENADE autour de Bruxelles s’est muée en pétard détrempé. Dans le sillage d’un Kris Peeters qui garde la pêche, les participants au Gordel étaient au nombre de 58.000. Pas un franc succès.

REPORTAGE

7 h 30. La salle Hof ter Meeren de la rue de la Gare, à Zaventem, un des cinq points de départ du Gordel, est réservée aux politiques. La ruche s’organise, le dresscode respecté. Vareuse jaune, short noir, les couleurs de la Flandre s’affichent partout. Il n’y a que les slogans qui changent et barrent les nouveaux tee-shirts. Dehors, la pluie s’est mise à tomber. Drue. Glacée.

Johan Sauwens, l’ex-ministre nationaliste des Communications passé dans les rangs du CD&V qui laissera son nom à la postérité en ayant fait peindre en jaune et noir tous les poteaux de signalisation de Flandre, a conservé le maillot de la dernière édition, barré du slogan « Splits BHV Nu » (« Scindez maintenant »). D’autres, comme Eric Van Rompuy, échevin CD&V de Zaventem, arborent le nouveau « Ik hou van alle Zes » (« Je les aime toutes les six », allusion aux six communes à facilités dont le Gordel entend défendre le caractère flamand). Ambiance bon enfant. Bert Anciaux, autre ex-Volksunie est au rendez-vous, comme Bart De Wever, le président de la N-VA. Le buffet, breughelien, est pris d’assaut. Mouvement de foule, déplacements de caméras : Kris Peeters, ministre-président flamand, fait son entrée. Avec une tenue distinctive : vareuse rouge, short noir. Le temps d’un café et d’une demi-douzaine d’interviews et il enfourche son vélo. Il a choisi le parcours de 25 kilomètres. Il est attendu à 11h30 sur les plateaux de la VRT.

8h30. La pluie a redoublé. Mon K-Way mauve bonbon fait tâche dans la forêt détrempée de drapeaux jaune et noir. En tête du groupe, Peeters place un démarrage. La bordure est immédiate. Au sommet de la côte, il constate les dégâts à l’arrière : « C’est au ministre-président à imprimer le tempo et je veux voir tout le monde en ligne », plaisante-t-il. Puis, après m’avoir permis de revenir à sa hauteur, confie : « Je ne comprends pas la réaction de Didier Reynders dans son interview au Soir, lorsqu’il affirme qu’il ne participera pas aux négociations si Yves Leterme n’en fait pas partie. C’est très étrange. » Le vent fouette les visages, mais le souffle fait défaut : je parviens à lui demander s’il espère que sa proposition permettra de mettre Leterme à l’abri au 16, en lui évitant des élections : « Il faut bien que quelqu’un s’expose. J’attends la réponse des francophones. J’espère qu’elle sera positive. »

9h30. On approche de Cortenberg. Kris Peeters propose une tournée de cafés et de sodas à un poste de ravitaillement. Le groupe a explosé. Eric Van Rompuy me présente Baudouin Baudru. Un Tournaisien. Rallié à la cause flamande, il préside le CD&V de Zaventem et est devenu un des plus ardents défenseurs du splitsing de BHV. « Vous trouvez normal qu’un Wallon de Waterloo ne puisse pas voter pour la Bruxelloise Brigitte Grauwels alors qu’un Flamand de Zaventem peut le faire pour Maingain ? Nous sommes en Flandre. Il est légitime, pour ceux qui s’y établissent, d’y parler la langue… »

10 heures. La pluie tombe encore plus drue. La route est déserte. « Les familles se lancent plus tard sur le Gordel, précise Eric Van Rompuy, qui n’a raté aucune édition ; la première, à Rhode-Saint-Genèse, en 1981. Mais à cause du temps infect, cette édition n’attirera que 58.000 personnes. Près de 20.000 de moins qu’en 2007.

11 heures. Le ministre-président a bouclé son parcours. Sur la Grand-Place de Zaventem, l’extrême droite chauffe ses troupes et raille le cartel flamand, incapable d’avoir respecté sa promesse. Sur les T-shirts jaune et noir des nombreux sympathisants d’extrême droite, on peut lire le vieux slogan du CD&V : « Vijf minuten politieke moed » («Cinq minutes de courage politique»). Accroché par des sympathisants du Belang qui raille l’impuissance des démocrates-chrétiens face aux francophones, Van Rompuy décide de pousser une pointe jusqu’à Wezembeek. Je prends sa roue.

11h30. Les nationalistes flamands de la N-VA ont leur stand à Crainhem, où ils offrent bières et drapeaux. Bart De Wever, entouré de parlementaires, se réjouit de n’avoir capté aucune réaction francophone négative à la décision de Peeters de laisser BHV se dérouler dans l’enceinte parlementaire. Les promeneurs de la N-VA le rejoignent et ont une autre bonne nouvelle à lui annoncer : la Bretelle fait un flop à Woluwe. Eric Van Rompuy poursuit sa route vers Wezembeek. Sur une petite route de campagne, un père et ses filles surcollent les panneaux du Gordel de petits drapeaux rouge-jaune-noir qui scandent : « 3 langues, 1 âme, une Belgique ». Le député flamand s’arrête pour arracher l’outrage. « Pourquoi jouez-vous la provocation ? », s’insurge cet habitant de Crainhem. « Nous sommes en territoire flamand ici », réplique Van Rompuy.

Dans la descente vers Wezembeek, des cyclistes pestent, le boyau crevé à la main. L’un d’eux me désigne le coupable : une punaise. « Il y en a des dizaines qui ont été jetées sur la route, ici. Ils ont déplacé des panneaux cette nuit aussi. Ils nous empêchent de nous déplacer sur notre propre sol. C’est inadmissible. » Quelques jurons. Quelques insultes à l’adresse du FDF. Le vent se remet à souffler de plus belle…

03 septembre 2008

Tensions autour du Gordel

mercredi 03 septembre 2008, 14:37

Les bourgmestres des communes à facilités de Wezembeek-Oppem et de Linkebeek conditionnent le passage du Gordel. Une menace qui porte atteinte à la liberté d’expression, selon Eric Van Rompuy.

A l’occasion du « Gordel » (« la Ceinture »), cette balade politico-sportive annuelle, le bourgmestre de la commune à facilités de Wezembeek-Oppem, François Van Hoobrouck, ne réagira que contre des débordements racistes ou extrémistes.

Des T-shirts portant des slogans tels que « splits BHV » (scindez BHV) ou, dans un autre registre, « Rattachement des communes à facilités à Bruxelles » seront tolérés, au nom de la liberté d’expression, a-t-il affirmé. Par contre, le bourgmestre de Wezembeek estime que des calicots ou tracts portant des slogans tels que « Franse ratten rolt uw matten » (Rats francophones, faites vos bagages) ou « Franstaligen verhuis » (Francophones, déménagez), ne sont pas tolérables. De même, il avertit ne pouvoir tolérer que des militants de groupements tels que le Voorpost viennent envenimer les choses. Il a envoyé une lettre expliquant sa position aux organisateurs du Bloso (pendant flamand de l’Adeps) mais n’a visiblement pas reçu de réponse satisfaisante.

Pour sa part, le bourgmestre faisant fonction de Linkebeek, Damien Thiéry (FDF), avait annoncé que si le Gordel ne se limitait pas à ses aspects purement sportifs sur le territoire de sa commune, il demanderait l’intervention de la police. « Si la manifestation ne revêt pas un caractère purement sportif, afin d’assurer le maintien de l’ordre public, je devrai prendre les mesures de police administratives qui s’imposent », menace M. Thiéry dans une lettre adressée au Bloso. Concrètement, cela signifie que, dimanche, les participants du Gordel pourraient se voir interdire l’accès au territoire de la commune de Linkebeek.

Une atteinte à la liberté d’expression pour Eric Van Rompuy La menace que fait planer Damien Thiéry constitue une atteinte à la liberté d’expression, a répliqué mercredi le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V).

« Thiéry cherche ainsi à se venger du refus du gouvernement flamand de le nommer bourgmestre et à se faire entendre dans la presse francophone. En pratique, il ne peut évidemment pas concrétiser sa menace », estime Eric Van Rompuy.

Le député rappelle que le Gordel, randonnée sportive qui ceinture symboliquement la Région bruxelloise pour souligner le caractère flamand de sa périphérie, a toujours revêtu un caractère politique flamand. Depuis plusieurs années, Eric Van Rompuy participe au Gordel revêtu d’un T-shirt portant un slogan en faveur de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

(belga)

02 septembre 2008

Gordel sous haute surveillance

mardi 02 septembre 2008, 15:32

Les organisateurs du 28e Gordel, qui se déroulera dimanche prochain, craignent des incidents provoqués par des francophones, notamment des jets de clous et des vols de panneaux de signalisation de l’itinéraire. Ils ont dès lors prévu du matériel et du personnel supplémentaires.

Les organisateurs de la 28e édition du Gordel, qui se déroulera dimanche prochain, craignent des incidents provoqués par des francophones à la suite des actuelles tensions communautaires, notamment des jets de clous et des vols de panneaux de signalisation de l’itinéraire. Ils ont dès lors prévu du matériel et du personnel supplémentaires, ont indiqué mardi les organisateurs au cours d’une conférence de presse.

Les promeneurs du Gordel passeront par Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem, les trois communes à facilités dont les bourgmestres non nommés exigeaient, comme préalable à une autorisation de passage, qu’aucune manifestation à caractère politique ne se déroule à cette occasion sur le territoire de leurs communes.

Carla Galle, administratrice générale du Bloso (pendant flamand de l’Adeps) qui organise la manifestation, a affirmé qu’un accord est intervenu mais que les organisateurs n’ont pas cédé aux exigences des trois bourgmestres.

Si le Gordel a notamment pour objectif de marquer le caractère flamand de la périphérie bruxelloise, Carla Galle souligne aussi que chaque participant a ses propres raisons de prendre part à cette manifestation.

Ces raisons, dit-elle, ne sont pas nécessairement politiques et certains veulent seulement s’offrir une balade familiale dans un environnement agréable ou participer à une activité de tourisme d’un jour.

Les différents points de départ sont fixés à Rhode-Saint-Genèse, Overijse et Zaventem pour 9 promenades à pied et 14 parcours réservés aux cyclistes. Les organisateurs attendent quelque 77.000 participants, comme l’an dernier, mais les prévisions météorologiques sont guère favorables, a constaté Carla Galle.

(belga)

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