Wallonie-France

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08 septembre 2008

La City Parade de Liège attire plus que le Gordel flamand

Liège comme à la parade

PIERRE MOREL

dimanche 07 septembre 2008, 20:48

PLUS DE 200.000 personnes se sont retrouvées dans les rues de la Cité ardente pour une City Parade sans problème majeur.
Qu'on aime ça ou pas, il faut reconnaître que la City Parade, de retour à Liège ce samedi après trois ans d'absence, a quelque chose de merveilleux. Il fallait se jucher sur un pont, comme bon nombre de badauds l'ont fait tout au long du parcours, pour saisir l'ampleur de l'événement. Parallélisme troublant entre le cours tranquille de la Meuse et le véritable flot humain, clapotant au vent des décibels et des déhanchements frénétiques, qui s'étend à perte de vue sur le quai autour des chars bariolés.

Dès le rassemblement, dans le parc d'Avroy, la foule est impressionnante. Sur les trois scènes installées dans le parc, les DJ chauffent une masse compacte de participants. Il n'y a pas, tant s'en faut, que des jeunes aficionados de la « techno » : on croise des poussettes et des couples de citadins d'âge mûr venus humer l'ambiance. Vu le prix des boissons (deux euros le coca ou la bière), beaucoup sont venus avec leurs propres munitions, et ça boit déjà les alcools forts à même la bouteille, ce qui laisse présager une soirée difficile pour certains. L'heure est également à l'excentricité vestimentaire : crêtes, colorations, résilles et décolletés sont légion, l'attirail « sexy » est de rigueur. Les grands standards, visiblement : le rose et, surtout, le « Stetson » américain. Parrain télévisuel de la manifestation, Plug RTL a d'ailleurs distribué des milliers de ces chapeaux, bleu fluo. Les hélicoptères vrombissent dans le ciel, les files s'allongent déjà devant les toilettes provisoires, les policiers à cheval chargent pour disperser une première échauffourée : chaud !

Le cortège de chars musicaux s'ébroue à 18 heures dans un véritable cataclysme sonore. Les 25 chars sont entourés d'un service d'ordre efficace qui évite que les danseurs ne s'en approchent dangereusement. Juchées sur les baffles, des jeunes filles aguicheuses distribuent flyers, boissons, sifflets et autocollants et motivent la foule des danseurs qui suivent le mouvement. Ça sent la sueur, la marijuana et la bière. On croise un groupe d'étudiants de Lille qui « ne raterait ça pour rien au monde : en Belgique, on fait la fête comme nulle part ! ».

Le long du parcours, les curieux, amusés par le tintamarre chamarré, ont la banane. Un couple de retraités écarquille les yeux. « Ça fait beaucoup trop de bruit, mais mon mari voulait sans doute voir les filles », persifle madame. Scènes habituelles de désolation à l'arrière du cortège : la City parade voulait peut-être « Sauver la planète », son thème 2008, mais les déchets produits n'y contribueront guère. Place du XX Août, les automobilistes imprudents, englués dans des embouteillages monstres, observent le spectacle, penauds et résignés. Un vieux mendiant s'est coiffé d'un Stetson bleu, mais la récolte sera médiocre.

Vers 21 heures, les chars débarquent au parc Astrid où les plus acharnés entament une nuit de danse qui ne fait que commencer. Pour les forces de sécurité, mobilisées en très grand nombre (voir ci-dessous), c'est le moment des premiers bilans. Plus de 200.000 participants, quatre personnes à aller repêcher dans la Meuse, une trentaine d'arrestations, un peu plus de deux cents admissions dans les postes médicaux avancés et vingt-cinq hospitalisations, aucune réellement préoccupante.

Rien de grave : Liège a pu retourner à son train-train. Pour beaucoup, la matinée de dimanche a été grasse.

Dans la roue du ministre-président

DIRK VANOVERBEKE

dimanche 07 septembre 2008, 22:55

LA PROMENADE autour de Bruxelles s’est muée en pétard détrempé. Dans le sillage d’un Kris Peeters qui garde la pêche, les participants au Gordel étaient au nombre de 58.000. Pas un franc succès.

REPORTAGE

7 h 30. La salle Hof ter Meeren de la rue de la Gare, à Zaventem, un des cinq points de départ du Gordel, est réservée aux politiques. La ruche s’organise, le dresscode respecté. Vareuse jaune, short noir, les couleurs de la Flandre s’affichent partout. Il n’y a que les slogans qui changent et barrent les nouveaux tee-shirts. Dehors, la pluie s’est mise à tomber. Drue. Glacée.

Johan Sauwens, l’ex-ministre nationaliste des Communications passé dans les rangs du CD&V qui laissera son nom à la postérité en ayant fait peindre en jaune et noir tous les poteaux de signalisation de Flandre, a conservé le maillot de la dernière édition, barré du slogan « Splits BHV Nu » (« Scindez maintenant »). D’autres, comme Eric Van Rompuy, échevin CD&V de Zaventem, arborent le nouveau « Ik hou van alle Zes » (« Je les aime toutes les six », allusion aux six communes à facilités dont le Gordel entend défendre le caractère flamand). Ambiance bon enfant. Bert Anciaux, autre ex-Volksunie est au rendez-vous, comme Bart De Wever, le président de la N-VA. Le buffet, breughelien, est pris d’assaut. Mouvement de foule, déplacements de caméras : Kris Peeters, ministre-président flamand, fait son entrée. Avec une tenue distinctive : vareuse rouge, short noir. Le temps d’un café et d’une demi-douzaine d’interviews et il enfourche son vélo. Il a choisi le parcours de 25 kilomètres. Il est attendu à 11h30 sur les plateaux de la VRT.

8h30. La pluie a redoublé. Mon K-Way mauve bonbon fait tâche dans la forêt détrempée de drapeaux jaune et noir. En tête du groupe, Peeters place un démarrage. La bordure est immédiate. Au sommet de la côte, il constate les dégâts à l’arrière : « C’est au ministre-président à imprimer le tempo et je veux voir tout le monde en ligne », plaisante-t-il. Puis, après m’avoir permis de revenir à sa hauteur, confie : « Je ne comprends pas la réaction de Didier Reynders dans son interview au Soir, lorsqu’il affirme qu’il ne participera pas aux négociations si Yves Leterme n’en fait pas partie. C’est très étrange. » Le vent fouette les visages, mais le souffle fait défaut : je parviens à lui demander s’il espère que sa proposition permettra de mettre Leterme à l’abri au 16, en lui évitant des élections : « Il faut bien que quelqu’un s’expose. J’attends la réponse des francophones. J’espère qu’elle sera positive. »

9h30. On approche de Cortenberg. Kris Peeters propose une tournée de cafés et de sodas à un poste de ravitaillement. Le groupe a explosé. Eric Van Rompuy me présente Baudouin Baudru. Un Tournaisien. Rallié à la cause flamande, il préside le CD&V de Zaventem et est devenu un des plus ardents défenseurs du splitsing de BHV. « Vous trouvez normal qu’un Wallon de Waterloo ne puisse pas voter pour la Bruxelloise Brigitte Grauwels alors qu’un Flamand de Zaventem peut le faire pour Maingain ? Nous sommes en Flandre. Il est légitime, pour ceux qui s’y établissent, d’y parler la langue… »

10 heures. La pluie tombe encore plus drue. La route est déserte. « Les familles se lancent plus tard sur le Gordel, précise Eric Van Rompuy, qui n’a raté aucune édition ; la première, à Rhode-Saint-Genèse, en 1981. Mais à cause du temps infect, cette édition n’attirera que 58.000 personnes. Près de 20.000 de moins qu’en 2007.

11 heures. Le ministre-président a bouclé son parcours. Sur la Grand-Place de Zaventem, l’extrême droite chauffe ses troupes et raille le cartel flamand, incapable d’avoir respecté sa promesse. Sur les T-shirts jaune et noir des nombreux sympathisants d’extrême droite, on peut lire le vieux slogan du CD&V : « Vijf minuten politieke moed » («Cinq minutes de courage politique»). Accroché par des sympathisants du Belang qui raille l’impuissance des démocrates-chrétiens face aux francophones, Van Rompuy décide de pousser une pointe jusqu’à Wezembeek. Je prends sa roue.

11h30. Les nationalistes flamands de la N-VA ont leur stand à Crainhem, où ils offrent bières et drapeaux. Bart De Wever, entouré de parlementaires, se réjouit de n’avoir capté aucune réaction francophone négative à la décision de Peeters de laisser BHV se dérouler dans l’enceinte parlementaire. Les promeneurs de la N-VA le rejoignent et ont une autre bonne nouvelle à lui annoncer : la Bretelle fait un flop à Woluwe. Eric Van Rompuy poursuit sa route vers Wezembeek. Sur une petite route de campagne, un père et ses filles surcollent les panneaux du Gordel de petits drapeaux rouge-jaune-noir qui scandent : « 3 langues, 1 âme, une Belgique ». Le député flamand s’arrête pour arracher l’outrage. « Pourquoi jouez-vous la provocation ? », s’insurge cet habitant de Crainhem. « Nous sommes en territoire flamand ici », réplique Van Rompuy.

Dans la descente vers Wezembeek, des cyclistes pestent, le boyau crevé à la main. L’un d’eux me désigne le coupable : une punaise. « Il y en a des dizaines qui ont été jetées sur la route, ici. Ils ont déplacé des panneaux cette nuit aussi. Ils nous empêchent de nous déplacer sur notre propre sol. C’est inadmissible. » Quelques jurons. Quelques insultes à l’adresse du FDF. Le vent se remet à souffler de plus belle…



06 septembre 2008

L'étrange conduite de l'administration wallonne

"Vieille chaussette" sera patronne pendant 2 ans...

P.P.

Mis en ligne le 06/09/2008

"Lamentable, ridicule", tonne dans l'opposition le député MR Willy Borsus.

Danielle Sarlet, qui s'était plainte d'être "jetée comme une vieille chaussette trouée" lors de son éviction à la tête de la Direction territoriale de la Région wallonne, enfile donc les chausses de numéro 1 de toute l'administration régionale (nos précédentes éditions). Entre ministres, qui n'en ont rien dit officiellement, on motive cette nomination de secrétaire générale faisant fonction par sa longue expérience et sa capacité en transversalité. Voilà qui ne passe pas inaperçu. D'autant moins, a-t-on appris vendredi, que l'intérim ne sera pas court : on lui assigne un horizon de 2 ans, moyennant évaluation après une année. Histoire de voir comment évoluera la fonction dans le Ministère fusionné...

"C'est vraiment du n'importe quoi, a réagi hier, pour le MR, Willy Borsus. Le gouvernement se couvre de ridicule. C'est lamentable en termes de gestion publique. Mme Sarlet, jugée inapte en juillet à prolonger ses fonctions, devient maintenant compétente pour exercer une fonction hiérarchique - même remodelée - supérieure !". Et s'il se confirme que la situation devait durer, ajoute le député de l'opposition, "ce serait encore plus incroyable", puisque le gouvernement avait recalé à la fonction la lauréate du Selor (Mme Marique, chef de cabinet du ministre Courard) sur la base d'une lettre de missions "que l'on dirait désormais à réévaluer."

Au moins, le "lobby pro-Sarlet" qui a pétitionné devrait, lui, être satisfait ? Mais non : les problèmes de politisation soulevés "restent d'actualité", disent ces agents, ne serait-ce que parce que le nouveau Directeur général ff de l'Aménagement, Luc Maréchal, n'a pas passé les examens du Selor contrairement aux trois lauréats recalés par l'exécutif.

Au fait, Ecolo (pas l'intéressé) conteste que M. Maréchal soit étiquetable Ecolo, tout ex-chef de cabinet de Mme Durant soit-il.

05 septembre 2008

Michel Daerden parle à la radio (Le Pan)

Papa ment et ne sait pas compter

La preuve en est officiellement établie depuis jeudi matin : on peut être ministre et mentir comme un arracheur de dents en toute impunité. À l’occasion de son passage à Matin première, Michou Daerden n’a en effet proféré que des conneries (ou presque) :

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->La portabilité des droits d’enregistrement ? C’est le MR, Serge Kubla en particulier, qui porte ce vœu sur ses épaules depuis des lustres, en témoigne encore une empoignade fin avril en commission des Finances du parlement wallon.

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->Sa présence aux JO ? « Vous savez, les JO ça dure trois semaines ». La troisième semaine, c’étaient les épreuves de l’épauler-lever de coude ? D’un sport trop méconnu qui se joue avec des ballons de beaujolais ? De l’athlète qui tient le plus longtemps en équilibre sur la poutre après x culs-secs ?

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->Le coût de ces petites vacances dans l’Empire du Milieu ? « Je serais incapable de vous le dire ».

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->Qui va payer ? « Le Commissariat au Tourisme et à l’Exportation ». Ça doit être un nouveau machin créé pour simplifier nos structures. Mais c’est où le siège de ce bazar inconnu des services francophones ? Place Tiananmen ? Au Château d’Yquem ?

On peut comprendre qu’après tant d’épreuves oenolympiques qui lui ont valu la médaille de plombé, l’athlète connaisse quelques défaillances.

On a très vite compris que Mitch’ était vraiment très fatigué après ses magnifiques prestations pékinoises quand il a abordé le sujet du jour : les mesures (encore un usage abusif du mot pour quelques malheureuses mesurettes qui sentent fort la pub électorale) que les gouvernements de la Communauté française et de la Région wallonne vont adopter en faveur du pouvoir d’achat. 80 millions d’€ pour les ménages francophones, soit 400 € par ménage, jubile notre recordman du boulier compteur. Pourtant, la calculette de l’intervieweur s’obstine à décliner que 80 millions divisés par 2 millions (le nombre approximatif de ménages), ça fait 40 et non 400. Imperturbable, le meilleur supporter des Rouges (de Bourgogne) affirme que les 400 € bénéficieront à un ménage « type », composé d’un bébé (crèches moins chères), d’une progéniture de moins de 12 ans qui prend le bus (gratuité), et d’un père qui dispose d’une voiture avec radio (moins 27 €). Quand les ménages « types » auront donc été servis, il ne restera plus grand-chose pour les ménages « atypiques » composés, par exemple, d’un seul héritier qui entre en secondaire, c’est-à-dire une grosse majorité de ménages atypiques.

Petits arrangements dans l'administration wallonne

Danielle Sarlet de retour, secrétaire générale ff !

P.P.

Mis en ligne le 05/09/2008

La grande évincée des nominations de juillet à la tête provisoire de l'administration.

Outre la suprématie écrasante du PS dans les chiffres, deux éléments avaient dominé les nominations par le gouvernement wallon, le 24 juillet, dans la haute fonction publique régionale. 1° Des décisions étaient reportées, essentiellement pour le secrétariat général (le n° 1) du nouveau ministère unique et deux directions générales : aménagement du territoire et économie. 2° La non-attribution de la DG aménagement (et urbanisme, logement, patrimoine, énergie) entraînait l'éviction de sa patronne historique, Danielle Sarlet, une forte personnalité (PS) suscitant de longue date des réactions tranchées. Ce qui n'alla pas, on l'a vu, sans critiques acerbes de l'intéressée et mobilisation de partisans.

Ces éléments se retrouvent liés dans les décisions prises jeudi, discrètement. Car avant de relancer la procédure pour les nominations définitives encore en rade, et sans rien présager de celles-ci, l'exécutif PS-CDH a procédé à des nominations intérimaires. Surprise : la secrétaire générale ff n'est autre que Mme Sarlet... On a beau savoir qu'elle avait été recalée aux dernières épreuves pour la DG et non pour le secrétariat (pour lequel elle ne concourait pas), on a beau lui reconnaître toute son expérience, on a beau dire que le poste de SG est désormais moins hiérarchique que coordinateur, voilà une reconversion même provisoire qui ne manque pas de piquant.

Quant à la DG ff de l'Aménagement, elle revient à l'inspecteur général Luc Maréchal, étiqueté Ecolo puisqu'ancien chef de cab d'Isabelle Durant. Ce qui apporte un démenti, au moins provisoire, aux rumeurs qui voulaient que son ministre (CDH) de tutelle, André Antoine, eût voulu "la tête" de Mme Sarlet pour placer l'un des siens. Enfin, la DG ff de l'économie/emploi/formation va au directeur Yves Sennen.

Passation à la SRWT

Par ailleurs, selon d'autres procédures, pour la direction de la SRWT, "le Moniteur" vient d'officialiser le relais, au 1er janvier, entre Jean-Claude Phlypo (PS) et son adjoint Jean-Marc Vandenbroucke (CDH). Lequel, pour rappel (LLB du 2/8), aura comme n° 2 le directeur général des Tec Hainaut, Vincent Urbain (PS).

04 septembre 2008

Sondage: les Wallons prêts au rattachement?

Un francophone sur cinq pour la séparation de la Belgique


Mis en ligne le 04/09/2008 à 18:45

Un francophone sur cinq est pour la séparation de la Belgique et seuls 7,1% des francophones prônent le confédéralisme, selon le sondage "Que veulent les francophones? " publié dans le Vif/L'Express à paraître cette semaine. Le sondage a été réalisé auprès des lecteurs de l'hebdomadaire. Pour la moitié des sondés, la Belgique fédérale paraît condamnée: 30,7% pensent probable la transformation du pays en un Etat confédéral et 13,3% prédisent l'éclatement pur et simple de la Belgique. Six lecteurs sur dix souhaitent le maintien de la Belgique fédérale, mais parmi ceux-ci, une nette majorité souhaite en même temps l'octroi de pouvoirs accrus aux Régions et Communautés. Interrogés sur les différents scénarios possibles quant au futur de la Belgique et sur ce qu'il adviendrait de leur niveau de vie au cas où ceux-ci se réaliseraient, les lecteurs du Vif/L'Express voient dans bien des cas leur avenir s'assombrir. (GFR)

01 septembre 2008

Reynders hausse le ton

Belga

Le Vice-premier ministre estime que l'attribution de la nationalité belge a été bradée. "Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, et quels que soient les critères, il y aura toujours des gens expulsés", a-t-il affirmé à ce sujet.

Le MR est prêt à négocier une réforme de l'Etat. Mais, celle-ci n'aura plus lieu avant les élections régionales de 2009, a estimé dimanche le président du MR Didier Reynders, au cours de la première de l'émission télévisée de la RTBf "Le septième jour".

Interrogé sur la probabilité de voir la Nieuw-Vlaams Alliantie quitter la majorité fédérale dans ce cas de figure, le patron du MR a ajouté qu'il n'avait "rien à faire de l'avis de Bart de Wever", le président de cette formation nationaliste flamande en cartel avec le CD&V. "Les gens de la N-VA ne sont déjà pas là (ndlr: dans la majorité fédérale). Bart De Wever s'est abstenu sur la confiance au gouvernement. Je n'ai rien à faire de son avis sur l'avenir de ce même gouvernement", a notamment dit Didier Reynders.

Le président du mouvement Réformateur a confirmé sa candidature à sa propre succession à la tête du parti. Il a demandé, "avec les libéraux du nord du pays", au cartel CD&V-V-VA, "comme aux autres d'arrêter de se battre jour après jour avec des ultimatums sur tous les sujets du thème institutionnel et de se concentrer sur les enjeux socio-économiques pour faire face à la crise". A ses yeux, il importe de "prendre le temps de mettre les gens autour de la table et de préparer ce qui se fera après les élections régionales de 2009.

Didier Reynders a par ailleurs concédé que le gouvernement Leterme était très loin de trouver un accord sur l'immigration, car les positions des différents partis sont trop opposées.

Pour lui, on ne pourra pas parler de régularisation sans aborder l'immigration économique ou le regroupement familial, trop simple à l'heure actuelle. Il ne suffit pas de faire venir sa famille en Belgique; il faut les moyens de la faire vivre, a-t-il dit.

Le Vice-premier ministre estime que l'attribution de la nationalité belge a été bradée. "Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, et quels que soient les critères, il y aura toujours des gens expulsés", a-t-il affirmé à ce sujet.

29 août 2008

Discriminations à l'aéroport de Zaventem (Le Pan)

Le Vlaamse Leeuw est aussi syndicaliste

Ils nous détricotent le pays ! Après les hommes politiques (séparatistes, confédéralistes ou protecteurs des « méchants Flamands »), les médias, les organismes professionnels (Boerenbond, etc.), le patronat, c’est à présent à un certain monde syndical de s’immiscer dans les luttes d’influences du communautarisme identitaire. Ça se passe à Zaventem. À l’aéroport international de Bruxelles où, même/surtout syndiqué, il ne fait plus bon vivre en étant Francophone…

L’aéroport de Zaventem, tous services et filiales confondus, compte approximativement 6 000 employés (ils étaient encore le double, il y a dix ans). Si 90% d’entre eux sont néerlandophones, la direction « conseille fortement » (c’est un euphémisme !) aux 10% de Francophones restant d’être domiciliés en Région flamande (idem pour les pilotes). Si une réglementation est transmise au personnel, celle-ci se fait dans les deux langues : néerlandais et… anglais ! Exemples parmi d’autres de l’ambiance de travail qu’une minorité francophone peut subir. Mais heureusement, les droits des travailleurs sont quelque chose de sacré en Belgique. Et les syndicats présents pour les défendre. Quoique…

Syndicalement expatrié

Si un travailleur devait se retrouver devant le tribunal du travail, par la volonté de son employeur ou pour faire valoir ses droits, outre une volonté patronale, le syndicat de la CMB (métallo de la FGTB flamande) exige à présent que cela se déroule « exclusivement » devant une chambre bruxelloise flamande ! Résultat : le petit Francophone ne peut pas prendre sa défense dans sa propre langue. Soit dit en passant, si BHV est scindé, il sera illico envoyé en Flandre, et n’aura plus à discuter. En réponse à cette curieuse initiative, la direction de la FGTB nous répond : « L’indépendance et l’autonomie des centrales fait que la direction syndicale n’a pas le droit de faire de commentaires sur les choix de celles-ci ! ».

Un cas particulier

Pour ne pas avoir accepté cette logique, un Francophone (délégué de la FGTB-CMB) s’est retrouvé lâché par son syndicat. Pire, il a pu constater, devant le tribunal du travail, que le permanent syndical (son supérieur) avait adressé à la partie adverse (le patron) un soutien écrit et une dénonciation de la volonté de ce paria de s’exprimer dans sa langue ! Balancé par son propre représentant syndical ! Pour la petite histoire, le petit Francophone a reçu du président du tribunal du travail de Bruxelles le droit que son dossier passe dans sa langue maternelle, et a gagné en appel.

Que les derniers rescapés francophones de l’aéroport de Zaventem se le rappellent : ils ne sont que des « immigrés en terres flamandes » (ou en futures terres flamandes, selon BHV) et doivent rentrer dans le moule ! Alors, si le patronat flamand, les syndicats flamands et les politiciens flamands le souhaitent tant, acceptons de leur offrir la liberté d’une Flandre libre et indépendante ! Selon nos estimations, cela devrait libérer 227 000 emplois (nombre de Flamands travaillant dans la très francophone Région bruxelloise), ou autant de taxes (IPP).

23 août 2008

Comment la Wallonie se ridiculise par le faible niveau de ses elus

Daerden à Pékin sans daerdenmania

LAURENCE WAUTERS

samedi 23 août 2008, 07:36

SON SÉJOUR à Pékin fut le plus long de sa carrière, à l'étranger. A quel coût ? Le ministre des Sports de la Communauté française ne le dit pas.

Les trois semaines de Daerden en Chine

L'entourage. Réparti en trois convois de six jours, en fonction du programme. Les collaborateurs du cabinet se sont ainsi succédé, faisant parfois place à des hôtes plus « spécifiques » tels Maurice Semer (Groupement de redéploiement économique liégeois) pour la visite du port de Shanghai (liée aux projets du port autonome de Liège) ou Stéphane Moreau (patron de Tecteo) pour de premiers contacts bilatéraux entre câblos wallons et le gestionnaire du câble à Pékin, notamment sur la question des décodeurs.

Le contenu. Hormis les compétitions, Daerden s'est rendu chez BEA, entreprise liégeoise à Pékin, dans une entreprise équipée par CMI, chez le gestionnaire de réseau Gehua, chez Orthodyne (entreprise ansoise à Pékin), dans le parc industriel de Shanghai où s'est installé Magotteaux, au port, au circuit de F1, chez Touchroad, société chinoise investissant à La Louvière. Il a rencontré les ministres européens des Sports, celui de la Chine en tête-à-tête, déjeuné avec le président du COIB, refait le monde (sportif) avec André Stein (COIB), visité le village olympique, rencontré les ambassadeurs belges de Shanghai et de Pékin.

Le coût. Non révélé. Selon son cabinet, le voyage du ministre et de trois de ses collaborateurs a été endossé par le Commissariat Général aux Relations Internationales. Le reste par le COIB.

PÉKIN

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

Michel Daerden s'est rendu, mardi dernier, à la demi-finale Belgique-Nigeria, au stade de Shanghai. Il a voulu, sans doute pour la première fois de sa carrière, s'asseoir sur les bancs parmi les supporteurs, loin des tribunes officielles où se tenait Yves Leterme. Il était lassé de chercher le reste de la troupe de Belges parmi des dizaines de milliers de spectateurs.

Quittant le stade, transformé en fournaise, le ministre a posé avec des Chinois qui le lui ont demandé. Juste parce qu'il est Belge, comme les joueurs de foot de la soirée, et que les Asiatiques dégainent vite leur appareil photo.

Car « Papa », les Chinois ne connaissent pas.

En bordure de l'artère jouxtant le stade de Shanghai, Michel Daerden attend une voiture pour se rendre dans un resto-bar d'expatriés, où l'a invité l'ambassadeur. Sans daerdenmania, presque parmi les anonymes, il poireaute près d'une heure. Le ministre a dû aller loin pour recevoir cette leçon d'humilité…

Il n'était d'ailleurs jamais parti si loin, si longtemps, en 59 ans d'existence. « Ils vont me faire mourir, ces Chinois », lance-t-il, faisant les cent pas.

Un texto tombe sur le mobile d'une attachée du COI. « Mauvais article dans le “Morgen” », résume le SMS, sans plus de détails. Petit conciliabule, puis décision : il faut le dire au Ministre.

L'intéressé hausse les épaules : « Qu'est-ce qu'ils ont trouvé à me reprocher ? Qu'est-ce que j'ai encore fait ? » André Stein, président de la Fédération francophone de tennis, membre de l'exécutif du COIB, par ailleurs libéral, sursaute : « C'est n'importe quoi ! Quand j'ai entendu ce qu'on disait en Belgique sur ce match de tennis qu'il aurait perturbé, je me suis demandé où ils avaient été trouver ça ».

Second texto, plus explicite : ce « mauvais » article ne concerne pas Daerden comme tous l'ont spontanément pensé, mais le COIB. Le ministre sourit. Ses yeux se remettent à pétiller. Pour une fois que ce n'est pas lui…

Le séjour chinois de Michel Daerden se prolongera jusqu'au 26 août. Presque trois semaines d'immersion au bout du monde, flanqué de quelques motivés qui ont tenté, en l'accompagnant presque partout, de donner à ce ministre qui n'a rien d'athlétique un maximum de notions sur le sport de haut niveau. Baladé entre des visites économiques et diplomatiques, les compétitions, les repas avec représentants du COIB et autres, le ministre reviendra sans doute épuisé, mais n'aura pas pour autant négligé l'apéro. « Face à Michel, les Flamands de l'hôtel ont eu les yeux écarquillés durant tout le séjour, confie André Stein. Mais moi qui ai tenté de le suivre durant ses visites, je rends mon tablier. Il a une résistance incroyable. »

Le lendemain, journée chinoise type pour le ministre : retour à Pékin à 6 heures du matin, après quatre heures de sommeil, visite et dîner dans une entreprise sidérurgique équipée par CMI, après les deux heures de vol. Puis match de ping-pong pour supporter Saive, en fin de journée. Dur, mais Jean-Mi est Ansois… Il ne peut pas le rater.

Pendant sa longue escapade chinoise, « Papa » aura conservé ses mimiques, ses expressions, qualifiées par certains observateurs de « pitreries ».

A chaque aéroport, la sécurité lui a confisqué des paquets de briquets ; Elle a même fait sauter le GSM qu'il avait oublié dans un resto huppé. On ne peut rien y faire : même plongé dans un quasi-anonymat, Michel Daerden reste ce qu'il est.

Le ministre aura aussi testé, avec un accent inimitable, ses capacités en néerlandais et en anglais, résisté patiemment à la longueur des discours des chefs d'entreprise chinois, essayé d'appréhender, avec sa machine à calculer mentale, les investissements à concéder pour que la Belgique n'ait pas, dans six ans, à pleurer son manque de médailles.

Le représentant des francophones de Belgique à Pékin est resté à son image. Celle d'un bon vivant, peu épargné par les critiques. Mais il aura aussi fait preuve d'endurance, là où certains espéraient peut-être le voir craquer.

Au fil d'une montagne de visites et de réceptions, il s'est révélé être un athlète. A sa manière… Dans une discipline que personne n'osera créer.

18 août 2008

Clerfayt: une réponse francophone aux revendications flamandes sur Bruxelles

Clerfayt: "La Révolution? La fin des lois linguistiques"

07:24 18 août 2008

(Belga) Bernard Clerfayt, secrétaire d'Etat aux Finances et bourgmestre (FDF) en titre de Schaerbeek, propose lundi, dans la presse belge, de "faire évoluer les règles contraignantes et inadéquates qui obligent les pouvoirs publics à tenir compte de clés de répartition linguistiques non conformes à la réalité sociale et aux enjeux contemporains de Bruxelles".

Le bourgmestre de Schaerbeek dénonce les règles applicables dans les administrations communales bruxelloises depuis les lois linguistiques de 1962-1963. Elles garantissent "25 pc d'agents néerlandophones dans toutes les administrations alors que le nombre de néerlandophones ne dépasse jamais les 15 pc dans les communes". Il propose dès lors de faire correspondre le rôle linguistique des agents communaux au volume des affaires traitées. Bernard Clerfayt est également favorable à l'idée d'ouvrir certaines fonctions administratives à des agents maniant l'arabe, le turc, l'allemand et le bulgare. Il ajoute encore qu'on pourrait accorder aux 120.000 électeurs francophones de la périphérie les mêmes garanties que celles accordées aux 60.000 électeurs flamands de Bruxelles: 17 sièges au parlement flamand et un ministre au gouvernement. (VAD)

11 août 2008

Nationalisme flamand: le bruit des bottes dans les rues

Action de nationalistes flamands contre l'usage du français à La Panne

Mis en ligne le 10/08/2008 à 17:29

Une vingtaine de membres du Nationalistisch Jongstudentenverbond (NJS) et du Nationalistische Studentenvereniging (NSV) ont mené une action dimanche à La Panne pour protester contre le service unilingue français proposé aux touristes. Les jeunes nationalistes flamands se sont rassemblés au sein d'un cortège dans lequel figuraient un calicot "La Panne flamande" et une série de drapeaux du mouvement flamand. "Durant notre parcours, nous rendons visite à des établissements Horeca qui s'adressent à leurs clients uniquement en français. Nous avons pris diverses photographies de ce qui constitue à nos yeux des infractions flagrantes au principe linguistique", a déclaré le porte-parole des activistes. "Nous voulons que la loi linguistique soit respectée par tout le monde", a-t-il ajouté. "Mais évidemment la loi linguistique n'est pas applicable aux personnes privées. C'est pourquoi nous voulons dénoncer par principe ce type de francisation extrême. Nous allons dès lors constituer un dossier et le présenter au ministre-président Kris Peeters et au ministre flamand de l'Intégration civique Marino Keulen. Nous espérons que des mesures seront prises." (CYA)

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