Wallonie-France

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13 septembre 2008

Charleroi: les grotesques dénégations de Van Cauwenberghe

Enigme autour des preuves de paiement de Van Cau

Belga

Mis en ligne le 12/09/2008

Selon la RTBF et Le Vif L'Express, les preuves de paiement présentées jeudi par Jean-Philippe Mayence, l'avocat de l'homme d'affaires Robert Wagner, sont, actuellement, inconsistantes. Jean-Philippe Mayence, a montré, jeudi, des documents relatifs à des paiements effectués par lui-même et par son ami Jean-Claude Van Cauwenberghe concernant un voyage aux Iles Maldives. Des documents qui prouveraient que Wagner n'a pas offert de voyage à "Van Cau", Me Mayence insistant sur le fait qu'"on veut accréditer des corruptions et des complots qui n'existent pas du tout".

De leur côté, les médias font remarquer qu'il n'y a pas eu de conférence de presse. La RTBF a pu brièvement filmer des listings, sans les tenir en mains. Dans la matinée, ni Jean-Claude Van Cauwenberghe ni son avocat Pierre Chomé n'étaient manifestement au courant de la démarche. En fin de journée, ils ont fini par s'aligner. Les "preuves" en question seraient de simples mouvements de dépenses sur des comptes de la banque ING, effectués par la sprl Van Cauwenberghe-Lemal. N'y apparaîtraient ni destinataire, ni communication. Les extraits précis seront produits plus tard, a déclaré Me Chomé.

Toujours selon les médias, la vérité reconstituée par les avocats du duo Wagner/Van Cau évolue de jour en jour. Le vendredi 5 septembre, lors d'une conférence de presse, Jean-Claude Van Cauwenberghe avait admis qu'il s'agissait d'un voyage effectué, en mars 2003, avec le couple Wagner. Le voyage avait été réservé "à la fin de 2002 ou au début de 2003", disait-il.

Dans les journaux, le même jour, l'ancien chef du gouvernement wallon avait laissé entendre que la réservation avait effectivement eu lieu dans le courant du mois de décembre. Or, les dépenses ING, présentées jeudi comme des preuves formelles, datent d'août 2002 et janvier 2003. Ce fameux voyage aurait donc été payé quatre mois avant sa réservation.

Enfin il y a cette lettre trouvée au domicile de Van Cauwenberghe, lors de perquisitions menées en juin dernier, une lettre dactylographiée et signée par Robert Wagner qui réclamait à son ami Van Cau le remboursement d'un voyage aux Maldives pour un montant de 17.000 euros.

La lettre remonte à 2005, sur base des affirmations du substitut du procureur du Roi, formel quant à la date reprise dans le procès verbal. La lettre ferait en outre explicitement référence aux affaires politico-financières qui ont débuté en septembre 2005. "Si ce voyage a bien été payé en 2002-2003, quel est le sens de cette lettre de rappel datant de 2005? La justice carolo devrait prochainement clarifier cette énigme", conclut le magazine.



12 septembre 2008

Charleroi: Van Cauwenberghe cherche à se blanchir

Van Cau dit avoir payé son voyage aux Maldives

Rédaction en ligne

jeudi 11 septembre 2008, 14:13

L'ancien bourgmestre de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe, affirme pouvoir prouver qu'il a payé lui-même son voyage aux Maldives. Son avocat a présenté des extraits de compte qui en attesteraient.

L'avocat de Jean-Claude Van Cauwenberghe, Me Mayence, a présenté jeudi matin à la presse des extraits de compte tendant à prouver que l'ancien bourgmestre de Charleroi a payé lui-même son voyage aux Maldives, annonce la RTBF.

Les frais de voyage n'auraient donc pas été pris en charge par Robert Wagner, homme d'affaires et ami de l'ancien maïeur.

Selon Me Jean-Philippe Mayence, Robert Wagner aurait payé son voyage de son côté. La lettre qu'il a envoyée à son ami Jean-Claude Van Cauwenberghe, lui réclamant le remboursement de son voyage, résultait en fait d'un courrier de l'agence de voyage, qui réclamait elle-même son dû.

Une polémique était née suite à des perquisitions menées chez Jean-Claude Van Cauwenberghe. Des policiers avaient dénoncé la complaisance, selon eux, de la juge d'instruction Jacqueline De Mol. Les agents avaient fait état d'une lettre de Robert Wagner demandant le remboursement d'un voyage aux Maldives en 2002-2003 et datée de 2005. Le Procureur du Roi avait confirmé que cette lettre existait mais qu'elle n'avait pas été emportée lors de la perquisition.

Van Cau a également reconnu l'existence de la lettre mais indiqué qu'elle datait de 2003, ajoutant qu'elle avait trait à un paiement direct des frais et non pas à un remboursement à son ami Wagner.

(d’après Belga)

09 septembre 2008

Pourquoi la Wallonie ne peut se passer de la France en cas de scission

Une scission coûterait aux trois Régions

DIRK VANOVERBEKE

mardi 09 septembre 2008, 07:58

La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.

AFP

Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.

La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.

C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.

Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.

Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »

Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».

Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.

Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.

Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.

Les francophones préparent-ils des élections anticipées?

Elio Di Rupo, Didier Reynders : chassé-croisé

DAVID COPPI ET MARTINE DUBUISSON

mardi 09 septembre 2008, 07:09

Boulevard de l’Empereur, lundi, 11 h 45, fin du bureau du PS, Elio Di Rupo réplique à Didier Reynders (et à ses propos du week-end), sans le nommer. Avenue de la Toison d’Or, 12 h 45, fin du bureau du MR, Didier Reynders poursuit son offensive, tout en se défendant de s’en prendre particulièrement au PS…

1Comment va la Wallonie ? Pour Reynders : mal. Pour Di Rupo : beaucoup mieux.

Toujours dans le ton de son interview au Soir samedi, le président du MR ne s’en cache pas : « Nous n’allons pas nous fondre dans une espèce de consensus qui voudrait faire croire que tout va bien ! » Certes, concède Reynders, « il y a depuis longtemps beaucoup de réussites en Wallonie. » Mais « il faut réduire les écarts entre sous-régions du Sud, Bruxelles et le Nord ». Et « remettre à l’avant-plan le goût de l’effort, de l’excellence et les capacités de développer des talents ».

Et de citer en exemple la réussite du Brabant wallon, qu’il voudrait étendre au reste de la Wallonie. Grâce à cette clef de la réussite qu’est « l’ancrage de la Wallonie et de Bruxelles ». Or, « il n’y a pas un mot sur Bruxelles dans le plan Marshall ».

Le président du PS recadre. La Wallonie ? « Un redressement spectaculaire ! La région est entrée dans le “top 5” du Financial Times, où l’on ne trouve pas forcément des conseillers des partis socialistes ! » Le plan Marshall ? « Le nom n’est pas de nous, un journal flamand l’a baptisé comme ça, rien à voir avec l’aide extérieure ou l’assistance (dixit Reynders, NDLR), c’est un plan qui produit des résultats remarquables, la Wallonie avance à la vitesse de la lumière. » Les indicateurs : « En 2007, le chômage a diminué de 8 %, 70 sociétés étrangères ont élu domicile chez nous, le nombre de jours de grève s’est élevé à 27.000 contre 70.000 au Nord. » Donc : « Il est temps de sortir des clichés sur la Wallonie, en Flandre comme chez nous, d’évoluer. » Morale de l’histoire : « Il faut savoir aimer sa région, en être fier. »

2 La campagne électorale 2009 a-t-elle débuté ? Didier Reynders le dit sans ambages : « Oui, elle est lancée ! » Et si son discours sur le mal wallon ne plaît pas à certains dirigeants, « ce n’est pas grave. La Région, ce n’est pas une personne, ni un parti. Le débat portera sur un changement profond de politique. » En Wallonie comme en Communauté française, le MR mènera pleinement son « rôle d’opposition ». Annonçant ses lignes de front : enseignement, gouvernance, urbanisme, sport…

Elio Di Rupo a-t-il le sentiment lui aussi d’être entré en campagne ? Non, mais oui. « Nous serions tous bien inspirés si la campagne pouvait être intense dans les deux ou trois derniers mois avant les élections de juin 2009. Jusque-là, il importe de gouverner avec le sérieux qui s’impose. » Autre version : « Ce serait bien que la campagne réelle débute autour de Pâques. » Entre l’« intense » et la « réelle », la campagne tout court a débuté.

3 Et les négociations communautaires ? Pour l’heure, Didier Reynders s’intéresse au plan de table. Et relève deux éléments positifs dans la nouvelle position du gouvernement flamand : il accepte la présence de représentants bruxellois ; et « il vient à table sans calendrier ni échéancier ». Pour les convives francophones, outre la représentation de chaque niveau de pouvoir, Reynders exige celle des « différents partis en fonction de leur poids » – lui n’est pas candidat. Car : « Le MR ne se sent pas représenté par les gouvernements de la Communauté française ou de la Région wallonne. »

Elio Di Rupo la joue « au-dessus de la mêlée ». Florilège : « Surtout, pas d’invectives », « Ayons la volonté d’aboutir », « Soyons constructifs », « Respectons-nous ». Concrètement : les francophones désigneront ensemble leur délégation ; tous les partis seront à la table ; l’important est de participer à ces négociations qui permettront à Leterme Ier d’agir, lui, sur le socio-économique.

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Le chômage baisserait en Wallonie

Le chômage a atteint le seuil des 15 % en Wallonie

Rédaction en ligne

lundi 08 septembre 2008, 21:23

Le taux de chômage a atteint le seuil symbolique des 15 % en Wallonie au mois d’août, selon les données fournies ce lundi par le Forem. En août 2007, cet indicateur était de 15,9 %.

La région wallonne comptait fin août, 228.703 personnes au chômage, ce qui représente 15 % de la population active. En détails, il y avait, 209.091 demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations (dont 2.168 en Communauté germanophone) et 19.612 jeunes en stage d’attente (dont 360 en Communauté germanophone).

Le nombre de demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations et de jeunes en stage d’attente a diminué de 5,9 %, soit 14.259 personnes en moins, par rapport à la même période en 2007. Il y avait 55 % de femmes, et 24 % de personnes âgées de moins de 25 ans, selon les chiffres fournis par le Forem.

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06 septembre 2008

L'étrange conduite de l'administration wallonne

"Vieille chaussette" sera patronne pendant 2 ans...

P.P.

Mis en ligne le 06/09/2008

"Lamentable, ridicule", tonne dans l'opposition le député MR Willy Borsus.

Danielle Sarlet, qui s'était plainte d'être "jetée comme une vieille chaussette trouée" lors de son éviction à la tête de la Direction territoriale de la Région wallonne, enfile donc les chausses de numéro 1 de toute l'administration régionale (nos précédentes éditions). Entre ministres, qui n'en ont rien dit officiellement, on motive cette nomination de secrétaire générale faisant fonction par sa longue expérience et sa capacité en transversalité. Voilà qui ne passe pas inaperçu. D'autant moins, a-t-on appris vendredi, que l'intérim ne sera pas court : on lui assigne un horizon de 2 ans, moyennant évaluation après une année. Histoire de voir comment évoluera la fonction dans le Ministère fusionné...

"C'est vraiment du n'importe quoi, a réagi hier, pour le MR, Willy Borsus. Le gouvernement se couvre de ridicule. C'est lamentable en termes de gestion publique. Mme Sarlet, jugée inapte en juillet à prolonger ses fonctions, devient maintenant compétente pour exercer une fonction hiérarchique - même remodelée - supérieure !". Et s'il se confirme que la situation devait durer, ajoute le député de l'opposition, "ce serait encore plus incroyable", puisque le gouvernement avait recalé à la fonction la lauréate du Selor (Mme Marique, chef de cabinet du ministre Courard) sur la base d'une lettre de missions "que l'on dirait désormais à réévaluer."

Au moins, le "lobby pro-Sarlet" qui a pétitionné devrait, lui, être satisfait ? Mais non : les problèmes de politisation soulevés "restent d'actualité", disent ces agents, ne serait-ce que parce que le nouveau Directeur général ff de l'Aménagement, Luc Maréchal, n'a pas passé les examens du Selor contrairement aux trois lauréats recalés par l'exécutif.

Au fait, Ecolo (pas l'intéressé) conteste que M. Maréchal soit étiquetable Ecolo, tout ex-chef de cabinet de Mme Durant soit-il.

05 septembre 2008

Michel Daerden parle à la radio (Le Pan)

Papa ment et ne sait pas compter

La preuve en est officiellement établie depuis jeudi matin : on peut être ministre et mentir comme un arracheur de dents en toute impunité. À l’occasion de son passage à Matin première, Michou Daerden n’a en effet proféré que des conneries (ou presque) :

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->La portabilité des droits d’enregistrement ? C’est le MR, Serge Kubla en particulier, qui porte ce vœu sur ses épaules depuis des lustres, en témoigne encore une empoignade fin avril en commission des Finances du parlement wallon.

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->Sa présence aux JO ? « Vous savez, les JO ça dure trois semaines ». La troisième semaine, c’étaient les épreuves de l’épauler-lever de coude ? D’un sport trop méconnu qui se joue avec des ballons de beaujolais ? De l’athlète qui tient le plus longtemps en équilibre sur la poutre après x culs-secs ?

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->Le coût de ces petites vacances dans l’Empire du Milieu ? « Je serais incapable de vous le dire ».

<!--[if !supportLists]-->-         <!--[endif]-->Qui va payer ? « Le Commissariat au Tourisme et à l’Exportation ». Ça doit être un nouveau machin créé pour simplifier nos structures. Mais c’est où le siège de ce bazar inconnu des services francophones ? Place Tiananmen ? Au Château d’Yquem ?

On peut comprendre qu’après tant d’épreuves oenolympiques qui lui ont valu la médaille de plombé, l’athlète connaisse quelques défaillances.

On a très vite compris que Mitch’ était vraiment très fatigué après ses magnifiques prestations pékinoises quand il a abordé le sujet du jour : les mesures (encore un usage abusif du mot pour quelques malheureuses mesurettes qui sentent fort la pub électorale) que les gouvernements de la Communauté française et de la Région wallonne vont adopter en faveur du pouvoir d’achat. 80 millions d’€ pour les ménages francophones, soit 400 € par ménage, jubile notre recordman du boulier compteur. Pourtant, la calculette de l’intervieweur s’obstine à décliner que 80 millions divisés par 2 millions (le nombre approximatif de ménages), ça fait 40 et non 400. Imperturbable, le meilleur supporter des Rouges (de Bourgogne) affirme que les 400 € bénéficieront à un ménage « type », composé d’un bébé (crèches moins chères), d’une progéniture de moins de 12 ans qui prend le bus (gratuité), et d’un père qui dispose d’une voiture avec radio (moins 27 €). Quand les ménages « types » auront donc été servis, il ne restera plus grand-chose pour les ménages « atypiques » composés, par exemple, d’un seul héritier qui entre en secondaire, c’est-à-dire une grosse majorité de ménages atypiques.

La Libre Belgique publie le plan flamand de développement bruxellois

Un plan flamand pour la périphérie

M.Bu.

Mis en ligne le 05/09/2008

Le gouvernement flamand planche sur des pistes pour développer les communes autour de Bruxelles. Mobilité, économie,... Les interactions proposées avec Bruxelles-Capitale sont inexistantes... Qui a dit ceinture ?

Alors que quelques milliers de piétons et cyclistes flamands s'apprêtent à revêtir leur t-shirt siglé "Splits BHV, nu !" et à pédaler autour de Bruxelles à l'occasion du Gordel de ce dimanche, "La Libre" s'est procuré une note de 40 pages estampillée "confidentielle" rédigée par la "Task force Vlaamse Rand". Ce groupe est mandaté par le gouvernement flamand pour consolider l'assise flamande dans la périphérie bruxelloise - en ce compris les six communes à facilités - et développer cette "ceinture" autour de la capitale.

Une série de recommandations détaillées viennent d'être faites par la "Task force" au gouvernement flamand. Cette "task force" est divisée en plusieurs groupes thématiques qui, chacun, "doivent plaider auprès des administrations compétentes afin de disposer des moyens suffisants pour réaliser les investissements nécessaires dans le territoire urbain flamand autour de Bruxelles" . Revue partielle.

1 Mobilité. Deux axes sont développés : l'édification de nouvelles infrastructures et l'amélioration des infrastructures déjà existantes. "Le développement de la périphérie flamande passe par plus d'actions dans le domaine des transports publics (train, tram, bus) mais aussi pour les cyclistes et les piétons" , souligne le document.

Trains. En marge du projet "Diabolo" (pour garantir un meilleur accès à l'aéroport de Zaventem), plusieurs gares devront être construites et/ou renforcées : à Kerklaan Machelen, à Pontbeek Asse (pour desservir Zellik), à Huizingen et à Buizingen.

Bus. "Le renforcement de cette infrastructure est essentiel pour désenclaver la périphérie flamande" . L'adaptation des lignes De Lijn déjà existantes et la connexion aux lignes de tram est "du plus grand intérêt" .

Trams. Développement d'un réseau de trams en périphérie flamande : plusieurs pistes d'allongement et/ou d'élargissement de voies sont étudiées.

-La ligne de tram peut être prolongée vers l'aéroport via l'Otan et la station de Diegem.

-Une ligne de tram entre les stations de Vilvorde et de Diegem serait utile pour soutenir la reconversion de la zone Machelen-Vilvorde. Une ligne de tram entre l'hôpital de Jette et Vilvorde devrait être construite.

-Prolongation de la ligne 4 (97) vers Drogenbos et Ruisbroek, prolongation de la ligne 39 de Wezembeek vers Tervuren.

2 Habitation. Soutien aux propriétaires qui veulent construire ou rénover leur habitation, lutte contre la spéculation immobilière. L'offre d'habitation "payable" pour les habitants de la périphérie flamande est trop limitée : ceci constitue un "défi très important" pour l'avenir.

En outre, l'offre d'habitations sociales en périphérie flamande est trop limitée également : une série d'opportunités pour corriger cela doivent être prises. Ainsi "Vlabinvest" (structure de prêt pour le "Rand") doit-il bénéficier d'un input financier de 25 millions d'euros. Rappel : "les titulaires d'une habitation sociale doivent se montrer disposés, comme le demande le Wooncode, à apprendre le néerlandais" .

3 Economie et emploi. Il reste de l'espace en périphérie flamande pour le développement d'activités économiques. Cela passera, notamment, par la création de lieux de travail supplémentaires et l'encouragement des gens à travailler dans leur propre région. De cette manière, on pourra éviter les trop grands mouvements de navetteurs. La qualité de vie joue un rôle central dans le processus de développement de la région. Mise à disposition de terrains pour les entreprises, création de parking, soutien financier, diversification des activités économiques,... sont des outils à utiliser. Le développement du tourisme dans le "Platteland" est, notamment, cité.

4 Espaces non bâtis. Un réseau d'espaces non bâtis (bois, eau, nature, champs,...) est une condition importante à la réalisation de la périphérie flamande. Une vision globale doit être développée, au croisement des axes social et économique. "Les espaces non bâtis créent un contexte positif et ajoute de la valeur pour habiter, travailler et se distraire". Mais il s'agit, aussi, de mettre un terme "à l'élargissement rampant de la Région bruxelloise" .

Des projets spécifiques devront être développés comme le "plateau de Moorsel" ou la revitalisation des abords de "Renault Vilvorde".

Une série de travaux précis à réaliser à Grimbergen, Machelen, Zaventem, Zellik,... sont également énumérés.

Bien sûr, "le Rand n'est pas une île autour de Bruxelles" , indique la "Task Force" à la p. 32..., "des liens doivent être développés avec la capitale : les rivières, les problèmes d'érosion,... ne s'arrêtent pas aux frontières de la périphérie flamande"... Ah bon ?

Le gouvernement flamand a préparé ses positions

La note Peeters à son kern : gratinée...

Pierre Gilissen

Mis en ligne le 05/09/2008

Kris Peeters soumet ce vendredi à ses ministres une note sur la réforme de l'Etat. Le ministre-Président flamand (CD&V) n'y va pas avec le dos de la cuiller.

Ce vendredi, pour son premier conseil de la rentrée, le gouvernement flamand parlera négociations communautaires. Cette semaine, Kris Peeters a donné dans la presse (voir ci-dessous) quelques signes d'ouverture, mais la note préparatoire d'une page et demie qu'il a soumise aux membres de son kern jeudi après-midi, et sur laquelle "La Libre" a eu l'occasion de jeter un oeil, semble d'un tout autre acabit. Elle est rédigée en six points :

1 Le principe de l'homogénéité du territoire de la Région flamande est réitéré : refus de toute extension de la Région bruxelloise, de toute modification des lois linguistiques, d'octroi de nouvelles facilités aux francophones, ainsi que d'éventuelles compétences de la Communauté française en Région flamande.

2Le gouvernement flamand met des conditions strictes à la discussion en vue de la réforme de l'Etat. Ce doit être un dialogue de Communauté à Communauté.

3Le dialogue doit être un dialogue paritaire d'Etat fédéré (Kris Peeters utilise le terme néerlandais "deelstaat") à Etat fédéré. Ce sont donc les gouvernements des deux grandes Communautés qui doivent désigner leurs représentants et qui doivent donner à ceux-ci un mandat clair et précis pour négocier la réforme de l'Etat. La note ajoute qu'il est "souhaitable" que les ministres fédéraux des Réformes institutionnelles soient invités à ce dialogue.

4Les partis de la majorité flamande s'engagent à respecter les résultats de ce dialogue et à les faire avaliser par le fédéral. Les partis du gouvernement flamand attendent le même engagement de la part de tous les autres partis qui prennent part à ce dialogue. Par contre, en ce qui concerne BHV, le gouvernement flamand estime, en conformité avec son accord gouvernemental, que la discussion et le vote final doivent avoir lieu au Parlement fédéral.

5Le gouvernement flamand estime que le dialogue de Communauté à Communauté doit définir l'agenda des discussions, et que le but de celles-ci doit être d'arriver à définir un maximum de compétences au niveau des "deelstaten". Le gouvernement flamand veut travailler avec un agenda ouvert et, dans cette optique, souhaite que l'on modifie l'article 195 de la Constitution afin de permettre des modifications de celle-ci sans déclaration de révision préalable. La réforme de l'Etat devra aboutir avant la fin de la législature (régionale, soit avant juin 2009 - NdlR) en cours.

6Tous ceux qui participeront au dialogue de Communauté à Communauté doivent s'engager à maintenir une stricte confidentialité autour des travaux.

Kris Peeters devrait demander encore aujourd'hui à tous les membres de son gouvernement de se mettre d'accord sur ce texte, un texte qui ne diffère guère de l'accord Thyssen/De Wever en sept points, signé au sein du cartel CD&V/N-VA le 31/7 dernier.

Petits arrangements dans l'administration wallonne

Danielle Sarlet de retour, secrétaire générale ff !

P.P.

Mis en ligne le 05/09/2008

La grande évincée des nominations de juillet à la tête provisoire de l'administration.

Outre la suprématie écrasante du PS dans les chiffres, deux éléments avaient dominé les nominations par le gouvernement wallon, le 24 juillet, dans la haute fonction publique régionale. 1° Des décisions étaient reportées, essentiellement pour le secrétariat général (le n° 1) du nouveau ministère unique et deux directions générales : aménagement du territoire et économie. 2° La non-attribution de la DG aménagement (et urbanisme, logement, patrimoine, énergie) entraînait l'éviction de sa patronne historique, Danielle Sarlet, une forte personnalité (PS) suscitant de longue date des réactions tranchées. Ce qui n'alla pas, on l'a vu, sans critiques acerbes de l'intéressée et mobilisation de partisans.

Ces éléments se retrouvent liés dans les décisions prises jeudi, discrètement. Car avant de relancer la procédure pour les nominations définitives encore en rade, et sans rien présager de celles-ci, l'exécutif PS-CDH a procédé à des nominations intérimaires. Surprise : la secrétaire générale ff n'est autre que Mme Sarlet... On a beau savoir qu'elle avait été recalée aux dernières épreuves pour la DG et non pour le secrétariat (pour lequel elle ne concourait pas), on a beau lui reconnaître toute son expérience, on a beau dire que le poste de SG est désormais moins hiérarchique que coordinateur, voilà une reconversion même provisoire qui ne manque pas de piquant.

Quant à la DG ff de l'Aménagement, elle revient à l'inspecteur général Luc Maréchal, étiqueté Ecolo puisqu'ancien chef de cab d'Isabelle Durant. Ce qui apporte un démenti, au moins provisoire, aux rumeurs qui voulaient que son ministre (CDH) de tutelle, André Antoine, eût voulu "la tête" de Mme Sarlet pour placer l'un des siens. Enfin, la DG ff de l'économie/emploi/formation va au directeur Yves Sennen.

Passation à la SRWT

Par ailleurs, selon d'autres procédures, pour la direction de la SRWT, "le Moniteur" vient d'officialiser le relais, au 1er janvier, entre Jean-Claude Phlypo (PS) et son adjoint Jean-Marc Vandenbroucke (CDH). Lequel, pour rappel (LLB du 2/8), aura comme n° 2 le directeur général des Tec Hainaut, Vincent Urbain (PS).

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