13 septembre 2008
Du rififi dans la police belge (Libre Belgique)
Le Comité P contre le chef de la police
Roland Planchar
Mis en ligne le 13/09/2008
Rapports défavorables chez les ministres et au Parlement. Le si bon commissaire général est-il soudain devenu mauvais ? Ou alors, déplaît-il ? Et si oui, à qui et pourquoi ?
Que se passe-t-il à la tête de la police fédérale ? Tempête dans un verre d'eau ? Remise au net ? Flamandisation ? Toujours est-il que Fernand Koekelberg, nommé commissaire général en février 2007 dans un concert de louanges, après une sélection pointue et une carrière sans faille alors saluée unanimement, est l'objet d'un tir soutenu dont l'enjeu se joue ces jours-ci.
N°1 et n°2 chez le ministre
Jeudi soir, les ministres de tutelle, Jo Vandeurzen (CD&V) à la Justice et Patrick Dewael (Open VLD) à l'Intérieur, ont reçu trois rapports du Comité P, qui fait figure de "police des polices". Le Premier ministre Yves Leterme a été mis au courant. "La Libre" a même appris que M. Dewael avait convoqué M. Koekelberg ainsi que l'inspecteur général Luc Closset dans son bureau, dès vendredi. Que s'est-il dit ? Mystère mais, lundi, les parlementaires de la commission du suivi pourront à leur tour prendre connaissance des rapports selon la procédure "for your eyes only" - soit sans prendre copie !
"L'un des rapports est assez explosif pour que, si la volonté en existe, on puisse en faire une mauvaise utilisation politique" , nous indique un très proche observateur du dossier. Mais explosif en quoi et contre qui, il ne le dit pas.
En revanche, on sait que deux de ces trois rapports ne sont pas favorables au patron des policiers, le dernier mettant en scène son n°2, l'inspecteur général. Mais il y est aussi question du ministre Dewael lui-même.
De quoi s'agit-il ? On parle d'abord, depuis novembre 2007, du commissionnement temporaire de deux secrétaires du commissariat général (CG) de niveau C, Sylvie R. et Anja S., au niveau A (avec un "plus" d'environ 300 €/mois). Les détracteurs de Koekelberg évoquent une magouille voire, cela a été dit, une "promotion canapé". On reproche aussi à ces dames de la fraude fiscale, en rapport avec l'usage de véhicules de service.
D'un autre côté, on se souvient que la réorganisation de la police, à l'arrivée de Koekelberg, prévoyait la constitution de petits cabinets pour le CG et les trois directeurs généraux, sur base des compétences. Et, de fait, les deux secrétaires travaillaient depuis neuf ans à la satisfaction générale dans le staff du futur "patron" (quand il était chargé de mettre la police intégrée en place) ce qui au passage explique une relative familiarité (sans rien à voir avec le canapé, nous disent des gradés). Qu'elles l'aient suivi au CG a cependant changé leur statut, avec perte d'indemnités. D'où le commissionnement fait par... M. Dewael, sur proposition policière (par analogie avec la fonction publique). Même de bonne foi, ce serait illégal.
Quant à la "fraude fiscale", il est apparu que l'utilisation des autos avait dûment été déclarée en tant qu'avantage en nature par les secrétaires, mais pour 9 chevaux fiscaux au lieu de 10...
A titre subsidiaire, on a aussi relevé, presse et questions parlementaires flamandes confondues, quelques assertions gratuites contre le francophone Koekelberg : son arrivée en hélicoptère dans une cour d'école en partenariat avec la police (il était venu en voiture); des pressions sur le service juridique pour un avis sur la situation (avis inexistant), etc.
Deuxième grief : l'éviction, le 30 juin dernier, de la porte-parole de la police fédérale, Els C. Excellente dans ses relations publiques, connue à l'extérieur pour sa bonne humeur et son efficacité, elle n'aurait pas affiché les mêmes qualités de coeur en interne. Deux membres de son service l'avaient quitté, en août 2007. Et cinq autres (sur six) s'étaient plaints d'un genre de harcèlement au CG, en février 2008. Plus tard, Els C. aurait désigné Sylvie R. à des journalistes (VTM, VRT) de manière peu amène : "Prenez des images, cela pourra toujours servir." Nous n'avons pu la contacter pour connaître sa position, vendredi, mais toujours est-il qu'elle avait été écartée du service. Car ses propos dérangeaient son patron, pour certains.
Insertions barémiques
Le troisième point retenu par le Comité P concerne des "insertions barémiques" trop avantageuses à l'Inspection générale (là, on parle de "bonus" de 1 500 € nets/mois). Le hic, c'est que cela concerne encore M. Dewael, en direct ou non : un des bénéficiaires venait de son cabinet. Et, ailleurs dans la police, deux autres ex-[?]membres de son cabinet auraient été pareillement gâtés. Alors ? Si on s'étonne de l'importance donnée à certaines choses, d'autres pourraient donc avoir des suites, selon ce que le Comité P en a vraiment écrit. "Le ministre Dewael, en porte-à-faux, se préférera au besoin à Koekelberg" , nous dit un observateur averti. Il l'a d'ailleurs déjà laissé tomber dans une précédente réaction. Et s'il lui faut charger un francophone dans l'ère communautaire qui règne... Voilà en tout cas du rififi en vue. A suivre.
10 septembre 2008
La diplomatie belge en danger?
Peu de chance de devenir diplomate
mardi 09.09.2008, 13:36
Le Selor va organiser un nouvel examen pour trouver des diplomates. Les candidats peuvent s’inscrire depuis le 5 septembre et jusqu’au 29 septembre prochain. Bien que le Bureau de sélection de l’administration fédérale reçoive à chaque fois de nombreuses inscriptions, près de 2.000 l’an dernier, peu de candidats réussissent toutefois les épreuves de sélection, à peine 50 en 2007. Selon le Selor les faibles chances de réussite s’expliquent par la qualité des candidats, qui est trop faible par rapport au degré de difficulté élevé de la procédure, et par les connaissances linguistiques des candidats-diplomates.
09 septembre 2008
Pourquoi la Wallonie ne peut se passer de la France en cas de scission
Une scission coûterait aux trois Régions
DIRK VANOVERBEKE
mardi 09 septembre 2008, 07:58
La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.
AFP
Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.
La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.
C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.
Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.
Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »
Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».
Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.
Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.
Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.
04 septembre 2008
Sondage: les Wallons prêts au rattachement?
Un francophone sur cinq pour la séparation de la Belgique
Mis en ligne le 04/09/2008 à 18:45
Un francophone sur cinq est pour la séparation de la Belgique et seuls 7,1% des francophones prônent le confédéralisme, selon le sondage "Que veulent les francophones? " publié dans le Vif/L'Express à paraître cette semaine. Le sondage a été réalisé auprès des lecteurs de l'hebdomadaire. Pour la moitié des sondés, la Belgique fédérale paraît condamnée: 30,7% pensent probable la transformation du pays en un Etat confédéral et 13,3% prédisent l'éclatement pur et simple de la Belgique. Six lecteurs sur dix souhaitent le maintien de la Belgique fédérale, mais parmi ceux-ci, une nette majorité souhaite en même temps l'octroi de pouvoirs accrus aux Régions et Communautés. Interrogés sur les différents scénarios possibles quant au futur de la Belgique et sur ce qu'il adviendrait de leur niveau de vie au cas où ceux-ci se réaliseraient, les lecteurs du Vif/L'Express voient dans bien des cas leur avenir s'assombrir. (GFR)
La justice liégeoise commet une grave erreur de procédure
jeudi 04 septembre 2008, 15:01
Le procès de Marcel Habran et consorts a connu jeudi matin un premier gros incident qui a nécessité la suspension des débats devant la Cour d'assises de Liège : l'acte d'accusation lu par le procureur général n'était pas celui signifié aux accusés. L'incident sera instruit dès 13h30. Tandis que la détention a été confirmée par la chambre de mise en accusation pour trois accusés qui réclamaient la liberté.
Après les incidents qui se sont déroulés ce jeudi matin lors de la lecture de l'acte d'accusation, le président de la Cour d'assises Marc Dewart a décidé de suspendre les débats jusque vendredi matin afin de permettre aux avocats de rédiger des conclusions. Cet incident de lecture d'acte d'accusation devrait être vidé en début d'audience ce vendredi.
Le problème de procédure soulevé par les avocats de la défense lors de la lecture de l'acte d'accusation a été évoqué par la Cour à la reprise des débats jeudi après midi.
L'acte d'accusation lu aux jurés en audience publique n'était pas le même que celui qui a été signifié aux différents accusés deux mois avant le début du procès dans les délais légaux. Pour les avocats de la défense, il s'agit d'un réel problème qui pourrait remettre en cause l'ensemble du procès
Jeudi après-midi, le Procureur fédéral Michel Yernaux a proposé de reprendre la lecture de son acte d'accusation et de s'en tenir à la version qui avait été signifiée aux accusés dans les délais légaux, deux mois avant l'ouverture du procès. Mais la défense a demandé un temps de réflexion avant de prendre position sur cet incident.
"C'est un fait stupéfiant et unique qui est arrivé, a regretté Me Uyttendael. C'est une bourde commise par le parquet fédéral mais il nous est difficile d'apprécier immédiatement la portée de ce qui s'est passé. Il nous faut du temps pour évaluer les conséquences en droit de ce qui est arrivé." Le président Dewart a décidé de suspendre les débats. L'audience reprendra vendredi à 9 h.
La matinée devrait être exclusivement consacrée à l'instruction de cet incident.
Le Procureur fédéral Yernaux a entamé peu après 11h la lecture de son acte d'accusation devant la Cour d'assises de Liège. Avant cette lecture, une copie de cet acte a été remise aux 24 jurés. Durant la lecture de cet acte d'accusation, plusieurs avocats ont manifesté certaines incompréhensions en constatant des inexactitudes entre ce qui était lu et la version dont ils disposaient. C'est à la page 14 qu'un des avocats a réclamé une suspension de la lecture et est intervenu.
« Les jurés ont déjà entendu une version des faits qui n'est pas identique à celle qui a été communiquée à la défense, analyse Me Wilmotte, avocat d'Eric Weyns. C'est sur base de l'acte d'accusation communiqué aux accusés dans les délais légaux, deux mois avant le procès, que la défense a travaillé. C'est une première grosse erreur du parquet fédéral. Si l'on considère que les jurés ont entendu et ont eu entre les mains une mauvaise version de l'acte d'accusation, cet incident peut conduire à la révocation de l'ensemble du jury. »
(D'après Belga)
26 août 2008
Les socialistes wallons et leur vision de l'education
Le sport ne remplacera pas les cours philosophiques
Belga
Mis en ligne le 26/08/2008
L'idée du ministre de la Jeunesse Marc Tarabella (PS) de remplacer les cours philosophiques à l'école par du sport semble avoir fait long feu. Alors qu'il disait lundi ne pas l'écarter tout en refusant de créer la polémique, le ministre de l'Enseignement obligatoire Christian Dupont - PS lui aussi - l'a jugée mardi, sur La Première (RTBF), contraire à la Constitution et a annoncé travailler à un décret sur le sport à l'école envisageant d'autres pistes.
"C'est contraire à la Constitution, ce n'est pas du tout la bonne piste", a tranché Christian Dupont au sujet de la proposition de Marc Tarabella. "On ne va pas bouleverser les grilles horaires en supprimant des cours par ailleurs sensibles", a-t-il ajouté.
Répétant son souhait de relancer l'opération "Clés pour la forme" destinée à donner aux clubs sportifs et à l'école des outils communs d'évaluation des performances physiques, Christian Dupont a indiqué qu'il allait élaborer un plan commun avec l'inspection des cours d'éducation physique.
En collaboration avec l'administration des sport (ADEPS) et le cabinet du ministre des Sports Michel Daerden (PS), il compte travailler à un décret sur le sport à l'école. Christian Dupont rencontrera par ailleurs vendredi l'entraîneur Jacques Borlée, le père des athlètes Olivia, Kevin et Jonathan Borlée, une rencontre qui était déjà prévue avant les Jeux olympiques, a précisé le ministre.
L'enseignement catholique, de son côté, fait remarquer que la proposition du ministre Tarabella traduit à ses yeux la difficulté du monde politique de définir des missions stables et cohérentes pour l'école. "L'école n'a pas pour vocation la création de sportifs de haut niveau, mais bien une éducation sportive pour tous. Quant aux meilleurs sportifs, ils sont destinés à des structures ad hoc", ajoute le SeGEC (Secrétariat général de l'enseignement catholique).
Le fait de viser particulièrement les cours philosophiques suscite aussi l'opposition du SeGEC. "S'il s'agit de supprimer une réflexion sur la vie, il n'en est pas question", tranche le SeGEC, rappelant la forte mobilisation lorsqu'il a été question de supprimer les cours de religion et de morale en 5e et 6e années secondaires.
23 août 2008
Les petits mensonges de la police belge
La police effectue moins de contrôles que ce qu'elle prétend
Mis en ligne le 22/08/2008 à 20:36
La police effectue probablement beaucoup moins de contrôles d'alcoolémie que ce qu'elle prétend, selon un rapport de l'inspection générale des services de police cité vendredi soir par la télévision privée flamande vtm. Le document de l'inspection générale, qui compte 14 pages, indique qu'"à la suite de l'enquête, des doutes sont apparus sur l'exactitude des chiffres fournis quant au nombre de contrôles d'alcoolémie effectivement réalisés". L'inspection générale évoque le cas particulier d'un officier hennuyer qui a lui-même soufflé et fait souffler ses hommes dans le ballon. Des fraudes auraient été commises dans quatre autres zones de police au moins. Selon l'inspection générale, tous les 26 postes de circulation de la police ont été équipés de nouveaux logiciels permettant de mieux enregistrer le nombre de contrôles effectués, mais un seul y recourt. La moitié des postes ignore même l'existence de ce logiciel. (CYA)
Comment un simple braquage trahit la faillite du service public federal
Gilbert Bodart trahi par son GSM
Rédaction en ligne
vendredi 22 août 2008, 20:39
Gilbert Bodart, l’ancien gardien de but du Standard, a été placé jeudi soir sous mandat d’arrêt et incarcéré à la prison de Dinant dans le cadre d’un vol intervenu dimanche au domaine des Grottes de Han. Il aurait été trahi… par son GSM.
Le Parquet de Dinant a expliqué, vendredi, le déroulement de l’arrestation de Gilbert Bodart. Interpellé mercredi soir à son domicile de Flémalle, l’ancien gardien de but a avoué sa complicité dans le braquage survenu le 17 août au domaine des Grottes de Han.
Il comparaîtra le mardi 26 août, à 9 heures, devant la chambre du conseil de Dinant pour une éventuelle confirmation de son mandat d’arrêt.
Un second suspect, interpellé vendredi matin, était toujours en cours d’audition dans l’après-midi par la police judiciaire fédérale de Dinant.
Gilbert Bodart est inculpé d’avoir « comme coauteur, frauduleusement soustrait avec violence ou menace du numéraire au préjudice de la société des Grottes de Han, avec la circonstance que les faits ont été commis par une ou deux personnes et qu’une arme a été montrée ». Il est écroué à la prison de Dinant.
Le Parquet a expliqué que cette arrestation survient dans le cadre strict du braquage commis le 17 août, vers 18H00, au domaine des Grottes de Han, où Gilbert Bodart travaillait depuis le 16 juillet au sein de la cellule marketing.
Pour rappel, un individu coiffé d’une perruque et d’une casquette, portant des lunettes, s’était introduit par une fenêtre à l’arrière du bâtiment, alors fermé au public. Muni d’une arme de poing, il avait obligé le directeur du domaine et une employée à lui remettre le contenu de la caisse, une somme « appréciable » selon le Parquet.
Les enquêteurs ont rapidement privilégié la piste d’une complicité interne. « Trois éléments nous ont intrigués : la fenêtre habituellement fermée qui était ouverte, l’auteur savait que le préjudice se trouvait dans des enveloppes et il connaissait le prénom de l’employée présente aux côtés du directeur », a précisé le Procureur du Roi de Dinant, Bernard Appart.
Gilbert Bodart a très vite fait office de suspect principal.
Le site des grottes de Han était sous surveillance policière avant le braquage de dimanche dernier, mais celle-ci n'a pas pu être menée à terme pour des raisons budgétaires, a révélé vendredi soir RTL-TVI dans son journal télévisé, citant une source confidentielle.
Gilbert Bodart, aujourd'hui sous les verrous pour complicité dans ce braquage, aurait déjà été placé sous surveillance, il y a quelque temps, dans un autre dossier. Lors d'une de ces écoutes, les policiers auraient été informés d'un possible vol de la recette du centre de loisirs.
Un peloton d'observation et d'arrestation (POSA) de la police fédérale aurait dès lors été chargé de surveiller le site durant les jours qui ont précédé le braquage. Dimanche dernier, jour des faits, les hommes du POSA auraient levé le camp car ils avaient presté leurs heures, selon la chaîne privée.
Par manque de moyens et d'effectifs, les policiers qui surveillaient le site n'auraient pas été remplacés.
D'après Alain Ysebaert, du syndicat libre de la Fonction publique, cette histoire est loin d'être invraisemblable. "Des coupes sombres ont été clairement définies par des instructions et des décisions émanant des autorités", a-t-il expliqué, interrogé par RTL-TVI. Des opérations ont été supprimées dans ce contexte, a-t-il ajouté.
Le parquet de Dinant ne confirme pas, mais ne dément pas non plus.
Acculé de dettes
Interpellé mercredi soir à son domicile de Flémalle en compagnie de son épouse qui ne sera plus inquiétée par la suite, Gilbert Bodart a été entendu dans la nuit de mercredi à jeudi par les enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Dinant. Il a fini par avouer avoir fourni des informations en contrepartie d’une part du butin.
« Il explique qu’il avait la volonté de recommencer une nouvelle vie mais que, acculé de dettes suite à des placements qui ont échoué, il a dû emprunter des fonds à des usuriers », a déclaré le Procureur du Roi, Bernard Appart.
Gilbert Bodart a été déféré jeudi devant le juge d’instruction Olivier Bontyes. Il a réitéré ses aveux et a été placé sous mandat d’arrêt avant d’être écroué à la prison de Dinant.
Gilbert Bodart était, semble-t-il, en contact avec deux autres personnes dont il n’a pas révélé le nom. L’enquête a permis d’interpeller vendredi matin un homme, suspecté d’être l’auteur du braquage. Son domicile a été perquisitionné.
L’intéressé se trouvait toujours auditionné par la police judiciaire fédérale de Dinant vendredi après-midi.
Le butin, dont le Parquet de Dinant se refuse à communiquer le montant exact, n’a toujours pas été retrouvé.
Le 17 juillet dernier, l’ancien gardien de but annonçait son changement de cap professionnel : il rejoignait le Domaine des Grottes de Han pour intégrer l’équipe marketing en tant que « relations publiques ». Dans le même temps, il devenait entraîneur du club Rochefort (P1)
Le directeur du Domaine des Grottes abasourdi
Le directeur du Domaine des Grottes de Han, Michel Vankeerberghen, a déclaré ne pas vouloir commenter l’arrestation de Gilbert Bodart avant d’en savoir plus après la tenue du point presse du parquet de Dinant, cet après-midi. « Je peux juste vous dire que je n’étais au courant de rien. Lorsque j’ai appris la nouvelle ce matin par la presse, j’en étais abasourdi ».
Le directeur, qui avait été personnellement menacé lors du braquage à l’instar d’une employée, ajoute qu’il avait rapidement fait part aux enquêteurs de son trouble, craignant une éventuelle complicité intérieure vu le déroulement des faits.
(d’après Belga)
19 août 2008
A la NV-A, on gere les affaires en bons peres de famille
Monarchie - Palais Royal d'Anvers
Des meubles belges ou... flamands ?
Christian Laporte
Mis en ligne le 19/08/2008
Geert Bourgeois entend à tout prix récupérer des meubles du Palais d'Anvers.
Ministre flamand du tourisme, Geert Bourgeois a de la suite dans les idées : 14 mois après avoir lancé une offensive contre le Palais royal et plus particulièrement contre le prince Philippe, accusé de détenir des meubles de la Communauté flamande "empruntés" à l'ancien palais royal d'Anvers, l'Excellence de la N-VA menace de nouveau de citer le prince héritier en justice s'il ne les rend pas au plus vite.
Petit rappel : Anvers a aussi un palais royal sur le Meir.
Un petit bijou rococo qui remonte à 1745 et qui accueillit Napoléon avant de recevoir le roi Guillaume des Pays-Bas. Depuis la création de l'Etat belge, certains Rois en firent aussi un lieu d'accueil (Léopold II) ou de résidence (Albert Ier pendant la Première Guerre), mais le roi Baudouin le rendit à l'Etat à la fin des années 1960.
Reste que le mobilier fait toujours partie de la collection royale que l'Etat met à la disposition du Roi pour meubler ses résidences. Geert Bourgeois prétend que les meubles appartiennent aussi à la Communauté flamande.
Le Palais a tenu à remettre les pendules à l'heure. Pour Pierre-Emmanuel De Bauw, le conseiller de presse, "de tout le mobilier de la résidence royale du Meir, il faut savoir que 23 chaises et deux consoles ont été placées dans des salles utilisées par le prince Philippe dans les palais de Bruxelles et de Laeken... Mais le Prince n'est en aucune manière concerné directement par cette affaire : il n'est jamais allé au Meir pour prendre des meubles"...
Geert Bourgeois entend aller jusqu'au bout car d'ici peu le palais anversois devrait devenir une nouvelle attraction touristique et il ne voit pas d'un bon oeil l'absence des pièces précitées.
La question devrait encore rebondir car Didier Reynders, le ministre de tutelle de la Régie des bâtiments, a reçu plusieurs questions sur le sujet du sénateur CD&V Pol Van Den Driessche.
Les précisions du ministre devraient aussi couper les ailes de certaines rumeurs qui parlent de pièces "abîmées, voire vendues". Mais pour Pierre-Emmanuel De Bauw, ce sont "des suspicions totalement infondées et fabulatrices".
13 août 2008
La Belgique à l'an O de la transparence politico-financière
Un ex-ministre ne peut être lié à une entreprise, rappelle Rik Daems | ||
| 09:01 13 août 2008 | ||
(Belga) Le député Open Vld Rik Daems, ministre des Entreprises publiques de 1999 à 2003, se demande mercredi dans un quotidien si tous les ex-ministres s'en tiennent bien à la loi qui leur impose de ne pas se lier avec une entreprise qui a travaillé pour leur ministère. En vertu de la loi, les parlementaires qui sont avocats ne devraient pas plaider pour le compte de l'Etat, ajoute-t-il. | ||