Wallonie-France

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10 septembre 2008

Les soupçons de discrimination au logement en Flandre font tâche d'huile

Enquête sur les logements réservés aux Flamands

AFP

Mis en ligne le 10/09/2008

"La Commission a envoyé une lettre le 22 août pour demander des informations à propos d'un certain nombre de communes belges et des conditions qui encadrent l'accès au logement, à l'achat de terrain et l'accès au revenu minimum", a indiqué le porte-parole du commissaire à la Justice Jacques Barrot.

La Commission européenne a réclamé des "informations" aux autorités belges à la suite de plusieurs plaintes concernant les restrictions imposées par certaines communes belges qui réservent aux néerlandophones notamment des terrains et logements sociaux.

"La Commission a envoyé une lettre le 22 août (aux autorités belges) pour demander des informations à propos d'un certain nombre de communes belges et des conditions qui encadrent l'accès au logement, à l'achat de terrain et l'accès au revenu minimum", a indiqué mercredi Michele Cercone, porte-parole du commissaire à la Justice Jacques Barrot.

Il a précisé que la Commission avait agi sur la base d'un "un certain nombre de plaintes" reçue et sur les informations publiées dans les médias. "Nous attendons leur réponse et des détails de leur part", a-t-il continué, refusant de se prononcer à ce stade sur la conformité de ces règles avec les lois européennes. "Il est clair qu'il y a des dispositions législatives européennes qui empêchent les distriminations directes ou indirectes", a simplement noté Michele Cercone.

La municipalité de Zaventem, dans la banlieue flamande de la capitale belge, a la première soulevé un tollé chez les francophones en conditionnant la vente d'une soixantaine de terrains à bâtir à la connaissance du néerlandais par les acheteurs, ou au moins à leur engagement à l'apprendre.

Vilvorde, une autre ville flamande jouxtant Bruxelles (ville très majoritairement francophone), a de son côté réservé 15 logements sociaux à vendre aux seuls néerlandophones. Selon l'agence Belga, dans trois communes -dont Grammont, ville flamande proche de la frontière linguistique avec la Wallonie-, les agences municipales chargées de gérer les aides sociales imposent à leurs bénéficiaires d'apprendre le néerlandais.



09 septembre 2008

Pourquoi la Wallonie ne peut se passer de la France en cas de scission

Une scission coûterait aux trois Régions

DIRK VANOVERBEKE

mardi 09 septembre 2008, 07:58

La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.

AFP

Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.

La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.

C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.

Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.

Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »

Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».

Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.

Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.

Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.

05 septembre 2008

La Libre Belgique publie le plan flamand de développement bruxellois

Un plan flamand pour la périphérie

M.Bu.

Mis en ligne le 05/09/2008

Le gouvernement flamand planche sur des pistes pour développer les communes autour de Bruxelles. Mobilité, économie,... Les interactions proposées avec Bruxelles-Capitale sont inexistantes... Qui a dit ceinture ?

Alors que quelques milliers de piétons et cyclistes flamands s'apprêtent à revêtir leur t-shirt siglé "Splits BHV, nu !" et à pédaler autour de Bruxelles à l'occasion du Gordel de ce dimanche, "La Libre" s'est procuré une note de 40 pages estampillée "confidentielle" rédigée par la "Task force Vlaamse Rand". Ce groupe est mandaté par le gouvernement flamand pour consolider l'assise flamande dans la périphérie bruxelloise - en ce compris les six communes à facilités - et développer cette "ceinture" autour de la capitale.

Une série de recommandations détaillées viennent d'être faites par la "Task force" au gouvernement flamand. Cette "task force" est divisée en plusieurs groupes thématiques qui, chacun, "doivent plaider auprès des administrations compétentes afin de disposer des moyens suffisants pour réaliser les investissements nécessaires dans le territoire urbain flamand autour de Bruxelles" . Revue partielle.

1 Mobilité. Deux axes sont développés : l'édification de nouvelles infrastructures et l'amélioration des infrastructures déjà existantes. "Le développement de la périphérie flamande passe par plus d'actions dans le domaine des transports publics (train, tram, bus) mais aussi pour les cyclistes et les piétons" , souligne le document.

Trains. En marge du projet "Diabolo" (pour garantir un meilleur accès à l'aéroport de Zaventem), plusieurs gares devront être construites et/ou renforcées : à Kerklaan Machelen, à Pontbeek Asse (pour desservir Zellik), à Huizingen et à Buizingen.

Bus. "Le renforcement de cette infrastructure est essentiel pour désenclaver la périphérie flamande" . L'adaptation des lignes De Lijn déjà existantes et la connexion aux lignes de tram est "du plus grand intérêt" .

Trams. Développement d'un réseau de trams en périphérie flamande : plusieurs pistes d'allongement et/ou d'élargissement de voies sont étudiées.

-La ligne de tram peut être prolongée vers l'aéroport via l'Otan et la station de Diegem.

-Une ligne de tram entre les stations de Vilvorde et de Diegem serait utile pour soutenir la reconversion de la zone Machelen-Vilvorde. Une ligne de tram entre l'hôpital de Jette et Vilvorde devrait être construite.

-Prolongation de la ligne 4 (97) vers Drogenbos et Ruisbroek, prolongation de la ligne 39 de Wezembeek vers Tervuren.

2 Habitation. Soutien aux propriétaires qui veulent construire ou rénover leur habitation, lutte contre la spéculation immobilière. L'offre d'habitation "payable" pour les habitants de la périphérie flamande est trop limitée : ceci constitue un "défi très important" pour l'avenir.

En outre, l'offre d'habitations sociales en périphérie flamande est trop limitée également : une série d'opportunités pour corriger cela doivent être prises. Ainsi "Vlabinvest" (structure de prêt pour le "Rand") doit-il bénéficier d'un input financier de 25 millions d'euros. Rappel : "les titulaires d'une habitation sociale doivent se montrer disposés, comme le demande le Wooncode, à apprendre le néerlandais" .

3 Economie et emploi. Il reste de l'espace en périphérie flamande pour le développement d'activités économiques. Cela passera, notamment, par la création de lieux de travail supplémentaires et l'encouragement des gens à travailler dans leur propre région. De cette manière, on pourra éviter les trop grands mouvements de navetteurs. La qualité de vie joue un rôle central dans le processus de développement de la région. Mise à disposition de terrains pour les entreprises, création de parking, soutien financier, diversification des activités économiques,... sont des outils à utiliser. Le développement du tourisme dans le "Platteland" est, notamment, cité.

4 Espaces non bâtis. Un réseau d'espaces non bâtis (bois, eau, nature, champs,...) est une condition importante à la réalisation de la périphérie flamande. Une vision globale doit être développée, au croisement des axes social et économique. "Les espaces non bâtis créent un contexte positif et ajoute de la valeur pour habiter, travailler et se distraire". Mais il s'agit, aussi, de mettre un terme "à l'élargissement rampant de la Région bruxelloise" .

Des projets spécifiques devront être développés comme le "plateau de Moorsel" ou la revitalisation des abords de "Renault Vilvorde".

Une série de travaux précis à réaliser à Grimbergen, Machelen, Zaventem, Zellik,... sont également énumérés.

Bien sûr, "le Rand n'est pas une île autour de Bruxelles" , indique la "Task Force" à la p. 32..., "des liens doivent être développés avec la capitale : les rivières, les problèmes d'érosion,... ne s'arrêtent pas aux frontières de la périphérie flamande"... Ah bon ?

Le gouvernement flamand a préparé ses positions

La note Peeters à son kern : gratinée...

Pierre Gilissen

Mis en ligne le 05/09/2008

Kris Peeters soumet ce vendredi à ses ministres une note sur la réforme de l'Etat. Le ministre-Président flamand (CD&V) n'y va pas avec le dos de la cuiller.

Ce vendredi, pour son premier conseil de la rentrée, le gouvernement flamand parlera négociations communautaires. Cette semaine, Kris Peeters a donné dans la presse (voir ci-dessous) quelques signes d'ouverture, mais la note préparatoire d'une page et demie qu'il a soumise aux membres de son kern jeudi après-midi, et sur laquelle "La Libre" a eu l'occasion de jeter un oeil, semble d'un tout autre acabit. Elle est rédigée en six points :

1 Le principe de l'homogénéité du territoire de la Région flamande est réitéré : refus de toute extension de la Région bruxelloise, de toute modification des lois linguistiques, d'octroi de nouvelles facilités aux francophones, ainsi que d'éventuelles compétences de la Communauté française en Région flamande.

2Le gouvernement flamand met des conditions strictes à la discussion en vue de la réforme de l'Etat. Ce doit être un dialogue de Communauté à Communauté.

3Le dialogue doit être un dialogue paritaire d'Etat fédéré (Kris Peeters utilise le terme néerlandais "deelstaat") à Etat fédéré. Ce sont donc les gouvernements des deux grandes Communautés qui doivent désigner leurs représentants et qui doivent donner à ceux-ci un mandat clair et précis pour négocier la réforme de l'Etat. La note ajoute qu'il est "souhaitable" que les ministres fédéraux des Réformes institutionnelles soient invités à ce dialogue.

4Les partis de la majorité flamande s'engagent à respecter les résultats de ce dialogue et à les faire avaliser par le fédéral. Les partis du gouvernement flamand attendent le même engagement de la part de tous les autres partis qui prennent part à ce dialogue. Par contre, en ce qui concerne BHV, le gouvernement flamand estime, en conformité avec son accord gouvernemental, que la discussion et le vote final doivent avoir lieu au Parlement fédéral.

5Le gouvernement flamand estime que le dialogue de Communauté à Communauté doit définir l'agenda des discussions, et que le but de celles-ci doit être d'arriver à définir un maximum de compétences au niveau des "deelstaten". Le gouvernement flamand veut travailler avec un agenda ouvert et, dans cette optique, souhaite que l'on modifie l'article 195 de la Constitution afin de permettre des modifications de celle-ci sans déclaration de révision préalable. La réforme de l'Etat devra aboutir avant la fin de la législature (régionale, soit avant juin 2009 - NdlR) en cours.

6Tous ceux qui participeront au dialogue de Communauté à Communauté doivent s'engager à maintenir une stricte confidentialité autour des travaux.

Kris Peeters devrait demander encore aujourd'hui à tous les membres de son gouvernement de se mettre d'accord sur ce texte, un texte qui ne diffère guère de l'accord Thyssen/De Wever en sept points, signé au sein du cartel CD&V/N-VA le 31/7 dernier.

04 septembre 2008

Le tango des négociations communautaires commence

Le "Plan-Peeters" pour forcer une issue


Mis en ligne le 04/09/2008 à 11:52

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a un plan pour relancer les négociations communautaires: un représentant éminent pour Bruxelles lors du "dialogue institutionnel". Le terrain a déjà été tâté au sein du gouvernement flamand et auprès des présidents des partis francophones. Officiellement, les trois médiateurs royaux sont chargés de trouver pour la mi-septembre un moyen devant permettre de relancer les pourparlers communautaires mais en coulisses, Kris Peeters s'est lancé dans une "opération déblocage". Vendredi, il veut déjà déposer devant le conseil ministériel restreint du gouvernement flamand une note sur ce dossier et obtenir le feu vert pour poursuivre ses démarches. La préférence de Kris Peeters va à une structure de réflexion à deux représentants des Flamands et des francophones mais les deux groupes linguistiques seraient rejoints par un Bruxellois. Kris Peeters serait ainsi rejoint pendant les négociations par le ministre bruxellois Guy Vanhengel (Open Vld) et Rudy Demotte (PS) par le ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS). En même temps, Kris Peeters tente de trouver un représentant pour le gouvernement fédéral. (NLE)

03 septembre 2008

Tensions autour du Gordel

mercredi 03 septembre 2008, 14:37

Les bourgmestres des communes à facilités de Wezembeek-Oppem et de Linkebeek conditionnent le passage du Gordel. Une menace qui porte atteinte à la liberté d’expression, selon Eric Van Rompuy.

A l’occasion du « Gordel » (« la Ceinture »), cette balade politico-sportive annuelle, le bourgmestre de la commune à facilités de Wezembeek-Oppem, François Van Hoobrouck, ne réagira que contre des débordements racistes ou extrémistes.

Des T-shirts portant des slogans tels que « splits BHV » (scindez BHV) ou, dans un autre registre, « Rattachement des communes à facilités à Bruxelles » seront tolérés, au nom de la liberté d’expression, a-t-il affirmé. Par contre, le bourgmestre de Wezembeek estime que des calicots ou tracts portant des slogans tels que « Franse ratten rolt uw matten » (Rats francophones, faites vos bagages) ou « Franstaligen verhuis » (Francophones, déménagez), ne sont pas tolérables. De même, il avertit ne pouvoir tolérer que des militants de groupements tels que le Voorpost viennent envenimer les choses. Il a envoyé une lettre expliquant sa position aux organisateurs du Bloso (pendant flamand de l’Adeps) mais n’a visiblement pas reçu de réponse satisfaisante.

Pour sa part, le bourgmestre faisant fonction de Linkebeek, Damien Thiéry (FDF), avait annoncé que si le Gordel ne se limitait pas à ses aspects purement sportifs sur le territoire de sa commune, il demanderait l’intervention de la police. « Si la manifestation ne revêt pas un caractère purement sportif, afin d’assurer le maintien de l’ordre public, je devrai prendre les mesures de police administratives qui s’imposent », menace M. Thiéry dans une lettre adressée au Bloso. Concrètement, cela signifie que, dimanche, les participants du Gordel pourraient se voir interdire l’accès au territoire de la commune de Linkebeek.

Une atteinte à la liberté d’expression pour Eric Van Rompuy La menace que fait planer Damien Thiéry constitue une atteinte à la liberté d’expression, a répliqué mercredi le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V).

« Thiéry cherche ainsi à se venger du refus du gouvernement flamand de le nommer bourgmestre et à se faire entendre dans la presse francophone. En pratique, il ne peut évidemment pas concrétiser sa menace », estime Eric Van Rompuy.

Le député rappelle que le Gordel, randonnée sportive qui ceinture symboliquement la Région bruxelloise pour souligner le caractère flamand de sa périphérie, a toujours revêtu un caractère politique flamand. Depuis plusieurs années, Eric Van Rompuy participe au Gordel revêtu d’un T-shirt portant un slogan en faveur de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

(belga)

02 septembre 2008

Gordel sous haute surveillance

mardi 02 septembre 2008, 15:32

Les organisateurs du 28e Gordel, qui se déroulera dimanche prochain, craignent des incidents provoqués par des francophones, notamment des jets de clous et des vols de panneaux de signalisation de l’itinéraire. Ils ont dès lors prévu du matériel et du personnel supplémentaires.

Les organisateurs de la 28e édition du Gordel, qui se déroulera dimanche prochain, craignent des incidents provoqués par des francophones à la suite des actuelles tensions communautaires, notamment des jets de clous et des vols de panneaux de signalisation de l’itinéraire. Ils ont dès lors prévu du matériel et du personnel supplémentaires, ont indiqué mardi les organisateurs au cours d’une conférence de presse.

Les promeneurs du Gordel passeront par Linkebeek, Crainhem et Wezembeek-Oppem, les trois communes à facilités dont les bourgmestres non nommés exigeaient, comme préalable à une autorisation de passage, qu’aucune manifestation à caractère politique ne se déroule à cette occasion sur le territoire de leurs communes.

Carla Galle, administratrice générale du Bloso (pendant flamand de l’Adeps) qui organise la manifestation, a affirmé qu’un accord est intervenu mais que les organisateurs n’ont pas cédé aux exigences des trois bourgmestres.

Si le Gordel a notamment pour objectif de marquer le caractère flamand de la périphérie bruxelloise, Carla Galle souligne aussi que chaque participant a ses propres raisons de prendre part à cette manifestation.

Ces raisons, dit-elle, ne sont pas nécessairement politiques et certains veulent seulement s’offrir une balade familiale dans un environnement agréable ou participer à une activité de tourisme d’un jour.

Les différents points de départ sont fixés à Rhode-Saint-Genèse, Overijse et Zaventem pour 9 promenades à pied et 14 parcours réservés aux cyclistes. Les organisateurs attendent quelque 77.000 participants, comme l’an dernier, mais les prévisions météorologiques sont guère favorables, a constaté Carla Galle.

(belga)

Rentrée communautaire en pente douce

Des médiateurs royaux très attendus

DAVID COPPI

lundi 01 septembre 2008, 21:54

Raymond Langendries, Karl-Heinz Lambertz et François-Xavier De Donnea auraient l’intention de formuler leurs propositions vendredi 19 septembre.

Nous saurons bientôt si les médiateurs royaux s’acquitteront de leur mission casse-cou avec succès : créer les conditions (cadre et casting) d’une négociation Nord-Sud qui puisse canaliser les polémiques communautaires, et éviter au pays de s’enfoncer dans la crise de régime.

Raymond Langendries, Karl-Heinz Lambertz et François-Xavier De Donnea auraient l’intention, nous dit-on, de formuler leurs propositions vendredi 19 septembre. Un calendrier serré : les trois se manifesteraient à la veille du congrès N-VA, des fêtes de Wallonie (le 20 septembre), et avant la déclaration de rentrée du ministre-président flamand, le 22 septembre. Quatre à cinq jours de vérité. A charge surtout pour eux de dresser la table de négociations, sujet de discorde à lui seul : les Flamands veulent exclure Bruxelles, ou lui attribuer un rôle secondaire, les francophones ne sont pas du tout d’accord.

Les conclusions des trois émissaires sont attendues avec anxiété, car la rentrée politique prend un tour dramatique. L’escalade dans les déclarations a repris. Réagissant aux propos de Kris Peeters, le FDF demande aux autorités régionales bruxelloises de… suspendre toute coopération avec la Flandre aussi longtemps que celle-ci, et son ministre-président, ne reconnaîtra pas Bruxelles comme « Région à part entière ».

Invités hier soir de RTL-TVi, les présidents francophones ont appelé le gouvernement fédéral à s’occuper des problèmes « importants », socio-économiques, et se sont dits ouverts à un dialogue institutionnel « à part », Didier Reynders doutant, lui, qu’une réforme de l’Etat puisse intervenir avant les régionales de 2009. Ils apprécieront au Nord. Notez que Bart Somers et Karel De Gucht (VLD) sont du même avis, deux Flamands.

01 septembre 2008

Les Flamands appellent au coup de force

« La Flandre est un Etat ! », a lancé, devant un millier de spectateurs acquis à sa cause, Walter Baeten, l’organisateur du pèlerinage de l’Yser. La Flandre doit selon lui exiger la fusion des Régions flamande et bruxelloise et intégrer ensuite les francophones de Bruxelles comme minorité culturelle.

C’est lors de ce pèlerinage mi-religieux, mi-politique, dans cette plaine de l’Yser non occupée par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale, que se donne en Flandre le ton de la rentrée politique, en présence de nombreux responsables flamands.

Le pèlerinage, qui commence traditionnellement par une messe en plein air, a lieu dans un champ, à l’ombre d’une croix de 84 mètres de haut, érigée au lendemain du premier conflit mondial.

Sur une face du monument, les lettres AVV-VVK – qui signifient « Alles Voor Vlaanderen, Vlaanderen Voor Kristus » (soit « Tout pour la Flandre, la Flandre pour le Christ ») rappellent que cette partie rurale de la Flandre reste très catholique.

L’ambiance est familiale. Depuis que les nationalistes les plus durs et les néo-nazis ont été écartés à la fin des années 1990, personnes âgées et enfants grimés pour l’occasion sont largement représentés, avec fanfare et ballons.

Un couple de quinquagénaires de Courtrai explique venir depuis des années, principalement « par pacifisme ». Karel Ostyn, un dentiste de 54 ans, est quant à lui présent « à 50 % pour le message de paix, et 50 % pour les revendications flamandes ». Mais il s’interroge : « La Flandre sera-t-elle bientôt indépendante ? La situation est très compliquée… »

A six semaines de la rentrée parlementaire belge, les observateurs s’attendent tous à une prochaine poussée de fièvre politique entre Flamands et francophones, dans une Belgique qui va de crise en crise depuis les législatives de juin 2007. Depuis la fin juillet, les négociations sont au point mort. Et rien n’indique que les positions des deux camps se sont assouplies pendant la pause estivale.

« La Belgique doit profondément se réformer, ou il n’y aura plus de Belgique du tout », insiste Walter Baeten, à l’adresse du chef du gouvernement régional flamand, Kris Peeters, venu au pèlerinage avec plusieurs de ses ministres. Sans être un homme politique, Walter Baeten est une voix écoutée en Flandre. Et ses propositions ont tout pour déplaire aux francophones.

Il faut, dit-il « fusionner » la région flamande et bruxelloise tout en promettant un statut de « minorité protégée » à sa population très majoritairement francophone. Et puisque l’Etat fédéral belge « ne fonctionne plus », il faut selon lui « simplement arrêter d’organiser des élections fédérales » et laisser les deux communautés négocier l’avenir du pays.

« Il n’est plus possible qu’une minorité (les francophones) continue à dire non aux revendications légitimes de la majorité » flamande, ajoute-t-il. Si cela devait continuer, « les élus flamands, majoritaires au Sénat et à la Chambre, devraient se retirer des structures belges », a-t-il conclu sous les applaudissements.

(afp)

31 août 2008

Charles Picqué réagit aux propos de Peeters sur la réforme de l'Etat

Le ministre-président flamand Kris Peeters a répété samedi dans le quotidien Le Soir qu'il était prêt à représenter la Flandre dans un dialogue de communauté à communauté en vue d'une réforme de l'Etat, rappelant qu'à ses yeux la Région bruxelloise ne pouvait y être directement représentée, car elle constitue une entité « spécifique » voire « spéciale ».

Il s'agit à cet égard d'une « rupture du pacte entre les Belges », a indiqué dimanche le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, interrogé par l'agence BELGA.

« Les Bruxellois ont obtenu la reconnaissance de leur Région il y a maintenant vingt ans », a rappelé M. Picqué. « Le fait de ne pas vouloir associer Bruxelles aux discussions sur l'avenir des Belges, c'est faire montre d'un mépris qui devient totalement intolérable », a-t-il ajouté, soulignant que la proposition de M. Peeters visait « la négation d'un million de Belges pourtant intéressés par le sort qu'on entend leur réserver ».

Le ministre-président Picqué a par ailleurs indiqué que la prise de position de son alter ego flamand était aussi intolérable « pour les Flamands de Bruxelles ». Il constate à cet égard que la bonne entente qui caractérise le dialogue entre Wallons et Bruxellois n'est pas de mise entre institutions bruxelloise et flamande. Selon lui, cela s'explique par le fait que « d'un côté, on est traité d'égal à égal, de l'autre, on entend s'occuper des Bruxellois mais sans eux ».

(d'après Belga)

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