Wallonie-France

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12 septembre 2008

Charleroi: Van Cauwenberghe cherche à se blanchir

Van Cau dit avoir payé son voyage aux Maldives

Rédaction en ligne

jeudi 11 septembre 2008, 14:13

L'ancien bourgmestre de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe, affirme pouvoir prouver qu'il a payé lui-même son voyage aux Maldives. Son avocat a présenté des extraits de compte qui en attesteraient.

L'avocat de Jean-Claude Van Cauwenberghe, Me Mayence, a présenté jeudi matin à la presse des extraits de compte tendant à prouver que l'ancien bourgmestre de Charleroi a payé lui-même son voyage aux Maldives, annonce la RTBF.

Les frais de voyage n'auraient donc pas été pris en charge par Robert Wagner, homme d'affaires et ami de l'ancien maïeur.

Selon Me Jean-Philippe Mayence, Robert Wagner aurait payé son voyage de son côté. La lettre qu'il a envoyée à son ami Jean-Claude Van Cauwenberghe, lui réclamant le remboursement de son voyage, résultait en fait d'un courrier de l'agence de voyage, qui réclamait elle-même son dû.

Une polémique était née suite à des perquisitions menées chez Jean-Claude Van Cauwenberghe. Des policiers avaient dénoncé la complaisance, selon eux, de la juge d'instruction Jacqueline De Mol. Les agents avaient fait état d'une lettre de Robert Wagner demandant le remboursement d'un voyage aux Maldives en 2002-2003 et datée de 2005. Le Procureur du Roi avait confirmé que cette lettre existait mais qu'elle n'avait pas été emportée lors de la perquisition.

Van Cau a également reconnu l'existence de la lettre mais indiqué qu'elle datait de 2003, ajoutant qu'elle avait trait à un paiement direct des frais et non pas à un remboursement à son ami Wagner.

(d’après Belga)



11 septembre 2008

Michel Daerden pour une scission

Daerden : « un Etat Wallonie-Bruxelles est viable »

VERONIQUE LAMQUIN

mercredi 10 septembre 2008, 22:33

SI C’EST POUR EN FINIR AVEC LA BELGIQUE, allons-y directement, dit en substance le double ministre du Budget.

Il a enchaîné les JO de Pékin, le Beau Vélo de Ravel et Francorchamps… La rentrée s’annonce sportive pour Michel Daerden, sur le plan budgétaire, cette fois. Parce que la crise pèse sur les budgets wallon et francophone qu’il gère. Parce que, surtout, les mécanismes de financement de l’Etat et de ses entités seront au cœur de la réforme de l’Etat et qu’en spécialiste de la question, le Liégeois devrait être associé, de près ou de loin, aux discussions. Il se dit prêt.

A aider le fédéral. « Nous allons respecter notre parole », insiste Michel Daerden (PS). Celle qu’il a donnée à Guy Verhofstadt, sous le gouvernement provisoire. « Nous avons promis de contribuer à hauteur de 90 millions au budget fédéral. Nous le ferons. » Contrairement à la Flandre qui renâcle à lâcher les 400 millions promis moyennant accords institutionnels, la Région wallonne donnera 30 millions, la Communauté française 60.

A revoir la loi de financement. Le double ministre du Bugdet peut vivre avec le système actuel. Mais il ne craint pas de rediscuter du mode de financement des entités fédérées. Pour rappel, la loi actuelle organise la solidarité financière entre Régions. Et fixe les critères (nombre d’élèves, taux de natalité…) déterminant l’enveloppe des Communautés. « Si on souhaite revoir les méthodes de calcul, j’ai des idées, qui ne me semblent pas déraisonnables », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que le Nord les a balayées de la main en juin.

A responsabiliser les entités fédérées. « Si on est toujours dans la logique d’un fédéralisme d’union, je n’ai pas de problème à ce que l’on responsabilise davantage les entités fédérées », suggère le mandataire socialiste. Et de proposer que les Régions puissent davantage encore qu’aujourd’hui, imposer des additionnels ou des soustractionnels à l’impôt sur les personnes physiques. Ou qu’elles puissent utiliser l’outil fiscal dans le cadre de leurs politiques régionales. « Par exemple pour proposer une déductibilité fiscale importante en guise d’aide à l’acquisition d’un logement. »

A transférer des compétences. « Osons la Wallonie et Bruxelles… Ne soyons pas dans le repli frileux. » Mais, le nez sur les compteurs, il s’empresse d’ajouter : « Attention, on ne peut pas transférer de compétences sans transférer les moyens qui vont avec. » Mais on dit le fédéral au bord de la faillite ? « C’est pour cela qu’il faut revoir la loi de financement et ne pas oublier le fédéral. »

A envisager un Etat Wallonie-Bruxelles. « Si on doit en arriver à la fin de la Belgique, l’avenir passe par un Etat Wallonie-Bruxelles. Un Etat fédéral constitué de deux Régions. » Une hypothèse que Michel Daerden finit par envisager, fort de son expérience des négociations de l’été, sur la loi de financement. Pour rappel, le CD&V avait proposé de transférer le fruit (voire la perception) de l’impôt sur les personnes physiques du fédéral aux entités fédérées. « Soyons clairs, le jour où il n’y a plus d’IPP national, il n’y a plus d’Etat », met en garde le ministre à la double casquette. Qui ne s’en cache pas : il n’entend pas assister à la lente mise à mort de la Belgique. « Si l’on commence à discuter d’une fiscalité réduite à un socle minimum au niveau fédéral, les Régions gérant le gros du montant, on n’est plus dans le modèle belge. Si c’est pour aller jusque-là, autant consommer le modèle jusqu’au bout. » Lisez : en passer directement à la scission. Et à la création d’un Etat Wallonie-Bruxelles que Michel Daerden estime, sans le moindre doute, « viable ».

Le bateau des négociations tangue avant même d'avoir largué les amarres

Zizanie autour de Kris Peeters

DAVID COPPI ET MARTINE DUBUISSON

jeudi 11 septembre 2008, 07:05

Réunion extraordinaire mercredi soir au gouvernement flamand. On y a « éclairci » les choses et confirmé l’accord conclu vendredi passé à propos du dialogue interinstitutionnel selon lequel il appartient à chaque communauté de former une délégation. Kris Peeters, accusé de jouer cavalier seul, a été rappelé à l’ordre.

Une réunion pour « éclaircir » les choses

Le gouvernement flamand a confirmé, peu avant 1h, après une réunion extraordinaire, l’accord qu’il a conclu vendredi passé à propos du dialogue interinstitutionnel. Cet accord implique qu’il appartient à chaque communauté de former une délégation « crédible » qui participera à ce dialogue, indique un communiqué distribué à l’issue de la réunion.

Le gouvernement flamand attend maintenant les propositions des médiateurs royaux relatives à ce dialogue. Il les examinera en son sein, à l’aune de cet accord. En attendant, les ministres flamands ont convenu de s’abstenir de tout commentaire tant que leur exécutif ne se sera pas prononcé.

A l’issue de la réunion, seul M. Peeters s’est présenté devant la presse et s’est contenté de répéter ce qui se trouvait dans le communiqué.

Il n’a guère fait de commentaire, sinon qu’il ne s’estimait pas rappelé à l’ordre. « Il fallait éclaircir un certain nombre de choses et c’est ce qui s’est passé », a-t-il dit.

Belga

Mardi, l’optimisme régnait chez les médiateurs, chargés d’un rapport au Roi sur le futur dialogue institutionnel : les négociations semblaient enfin pouvoir démarrer. Mercredi, le pessimisme était de retour… La méfiance s’est réinstallée. Entre le Nord et le Sud, mais aussi dans chaque camp. Débouchant, dans les rangs flamands, sur une réunion de crise du gouvernement régional. Vers 22 heures, Kris Peeters a réuni ses partenaires de majorité, VLD, SP.a et N-VA, pour tenter de ressouder les rangs. A minuit passé, la réunion était toujours en cours.

A l’origine de cette rencontre impromptue, les déclarations du ministre-président flamand CD&V, après sa rencontre avec les médiateurs. Kris Peeters, pourtant adepte de la confidentialité, se confie aux journalistes ; il leur dit avoir insisté « sur la nécessité d’envoyer des délégations crédibles » au dialogue institutionnel. En d’autres termes, il craint que les francophones envoient des seconds couteaux. Une façon de ralentir les négociations… Voilà pourquoi Peeters se dit inquiet, redoutant que le processus ne tourne « aux conversations de comptoir », auxquelles il n’entend pas participer. Il veut donc des assurances. Des garanties, comme en réclamait la veille son alliée en cartel, la N-VA ?

Toujours est-il que ces déclarations, de la part de celui qui emmènera la délégation flamande au grand round communautaire, suscitent l’énervement de ses partenaires de majorité. Frank Vandenbroucke (SP.A) et Dirk Van Mechelen (Open VLD) exigent une réunion immédiate du gouvernement, estimant que Peeters a joué cavalier seul : « Le point de vue exprimé par Kris Peeters n’a pas fait l’objet d’une concertation ». Ils veulent donc (re) définir « une position commune ». A son arrivée, Van Mechelen déclare d’ailleurs : « Vendredi, nous avons pris une position claire. Nous avions convenu que nous entamions le dialogue sur une page blanche, avec un agenda ouvert, et, aujourd’hui, je lis et j’entends des choses sur des garanties qui ne figurent pas dans notre déclaration. Ce n’est pas sérieux. » Le remplaçant de Leterme à la tête du débat communautaire déjà rappelé à l’ordre, ça part mal…

Côté francophone, la confiance à l’égard du Nord ne règne pas non plus. Il se murmure que les noms des négociateurs ne seraient rendus publics qu’après les congrès « à risque » de la N-VA du 21 septembre, et du CD&V, le 27. Motif ? Eviter d’offrir des arguments aux fauteurs de crise au Nord… A part ça, les plus cités sont : Moureaux pour le PS, Cheron à Ecolo, De Decker ou Maingain au MR, Antoine ou Milquet au CDH.

Et entre francophones, ce n’est pas non plus le beau fixe… Ainsi, mardi, relations-nous la saute d’humeur de Raymond Langendries, au Sénat, devant les présidents francophones. Mini-polémique avec Joëlle Milquet ? Irritation à l’égard de certains traits d’ironie des présidents de parti vis-à-vis de la fonction de médiateur ? Une source soutient la première version. « Pure intox… », juge-t-on ailleurs. Et la confiance dans tout ça ?

Les médiateurs, eux, vont s’atteler à la rédaction de leur rapport définitif, qu’ils espèrent boucler en début de semaine prochaine.

10 septembre 2008

Les soupçons de discrimination au logement en Flandre font tâche d'huile

Enquête sur les logements réservés aux Flamands

AFP

Mis en ligne le 10/09/2008

"La Commission a envoyé une lettre le 22 août pour demander des informations à propos d'un certain nombre de communes belges et des conditions qui encadrent l'accès au logement, à l'achat de terrain et l'accès au revenu minimum", a indiqué le porte-parole du commissaire à la Justice Jacques Barrot.

La Commission européenne a réclamé des "informations" aux autorités belges à la suite de plusieurs plaintes concernant les restrictions imposées par certaines communes belges qui réservent aux néerlandophones notamment des terrains et logements sociaux.

"La Commission a envoyé une lettre le 22 août (aux autorités belges) pour demander des informations à propos d'un certain nombre de communes belges et des conditions qui encadrent l'accès au logement, à l'achat de terrain et l'accès au revenu minimum", a indiqué mercredi Michele Cercone, porte-parole du commissaire à la Justice Jacques Barrot.

Il a précisé que la Commission avait agi sur la base d'un "un certain nombre de plaintes" reçue et sur les informations publiées dans les médias. "Nous attendons leur réponse et des détails de leur part", a-t-il continué, refusant de se prononcer à ce stade sur la conformité de ces règles avec les lois européennes. "Il est clair qu'il y a des dispositions législatives européennes qui empêchent les distriminations directes ou indirectes", a simplement noté Michele Cercone.

La municipalité de Zaventem, dans la banlieue flamande de la capitale belge, a la première soulevé un tollé chez les francophones en conditionnant la vente d'une soixantaine de terrains à bâtir à la connaissance du néerlandais par les acheteurs, ou au moins à leur engagement à l'apprendre.

Vilvorde, une autre ville flamande jouxtant Bruxelles (ville très majoritairement francophone), a de son côté réservé 15 logements sociaux à vendre aux seuls néerlandophones. Selon l'agence Belga, dans trois communes -dont Grammont, ville flamande proche de la frontière linguistique avec la Wallonie-, les agences municipales chargées de gérer les aides sociales imposent à leurs bénéficiaires d'apprendre le néerlandais.

Le début des négociations vu par Le Soir

Flamands et francophones tout près de négocier

Rédaction en ligne

mercredi 10 septembre 2008, 10:47

Francophones et flamands sont disposés à discuter de tout, sans dates butoirs, sans dicter le casting des négociations (huit à table ?). Les médiateurs royaux avancent, engrangent.

Les Francophones : Le stress de la page blanche

Dure la vie ? Après s'être retrouvés à l'Hôtel des finances, à Bruxelles, à l'invitation de Didier Reynders, mardi vers 11h30, les quatre présidents francophones ont rejoint les trois médiateurs royaux au Sénat, à 13h, autour d'une table dressée par l'ancienne cuisinière de Guy Verhofstadt, Maria, réputée, qui a ravi les convives au Palais de la nation… On vous passe les louanges, sinon celle d'Elio Di Rupo, transalpin, fin connaisseur : « Ah ce cabillaud à l'italienne… Exquis ! » –, pas le commentaire politique, partagé par tous, et soumis par Didier Reynders pour le coup : « Quand vous êtes à une table comme celle-là, l'harmonie vient naturellement… » Car – petit stress – la table a tremblé un instant, lorsque Raymond Langendries, médiateur CDH, a « menacé » de se lever, estimant que la « position » francophone exposée devant lui par les présidents manquait de clarté, en l'occurrence celle de… Joëlle Milquet !, sa présidente.

Anecdotique, mais pas tout à fait. Pour comprendre…

Les quatre présidents francophones ont, comme prévu, transmis hier aux médiateurs leur réponse à l'« offre » de dialogue formulée quelques jours plus tôt par Kris Peeters, le ministre-président flamand. Elle tient en trois points : 1. ils sont disponibles pour des discussions « sérieuses » ; 2. ils suggèrent que les négociateurs aient le loisir de discuter de tout : « Partons d'une page blanche ! » ; 3. ils souhaitent que les délégations respectives soient composées de quatre personnalités : un représentant par parti pour ce qui les concerne, probablement face à quatre membres du gouvernement flamand.

De la part des francophones, une ouverture au grand-angle : les mêmes sont « demandeurs de rien », ne l'oublions pas. Une ouverture qui a « fait débat », comme on dit. Certains hier se demandant s'il ne fallait pas tout de même poser quelques balises, et les coucher sur papier, comme on l'a fait au Nord dans la fameuse « note Peeters » de vendredi dernier, en réaffirmant à son tour quelques bonnes grosses revendications de base, comme celle d'élargir Bruxelles, ou de préserver la solidarité interpersonnelle, qui garantit le maintien de la sécurité sociale fédérale.

Les quatre présidents francophones ont hésité, un peu, tranché, pris leur décision en caucus à quatre le matin, avant que Joëlle Milquet ne rouvre inopinément la discussion lors du déjeuner avec les médiateurs ; d'où la saute d'humeur de Raymond Langendries, en quête d'un message clair à transmettre aux Flamands. Et qui l'obtiendra. Tout rentrera dans l'ordre : les présidents communiqueront unanimes devant les médias, dans le péristyle au parlement, à 15 heures.

Conclusion : certes, on sort, dans la forme, du fameux « dialogue de communauté à communauté » tel que l'avait exigé dans un premier temps le ministre-président flamand (qui voyait un face-à-face Peeters-Demotte, évacuant Bruxelles), mais les francophones font du chemin eux aussi, renonçant à poser quelque prérequis.

Ce n'est que sagesse ? Les partis flamands n'ont plus aucune raison de compliquer la tâche. Surtout : Leterme Ier peut s'apprêter à gouverner librement, à transférer le fardeau communautaire, pour un temps, à d'autres épaules. Celles des huit (4/4), douze, seize, vingt-deux négociateurs : la première formule est celle des francophones, mais le jeu reste ouvert, et là non plus, ils n'en feront pas une maladie.

François-Xavier de Donnea, Raymond Langendries et Karl-Heinz-Lambertz se rendront bientôt chez le Roi – jeudi en huit ? – pour lui soumettre leur rapport, livrer le casting des négociations (on cite Philippe Moureaux, Marcel Cheron…), et le calendrier : elles devraient débuter avant le 14 octobre et le discours de rentrée d'Yves Leterme au parlement.

Les Flamands Le changement de ton

L'été aurait-il eu des vertus apaisantes ? Une chose est sûre : le ton, au nord du pays, a changé. Plus d'ultimatum, ni de menace, ni de refus de soutenir un gouvernement qui ne réforme pas l'Etat ou ne scinde pas Bruxelles-Hal-Vilvorde. Depuis vendredi, et l'offre institutionnelle du gouvernement Peeters, les responsables flamands parlent de « main tendue », de « modération ». Leurs ambitions n'ont pas changé, mais ils s'y prennent autrement pour les réaliser…

C'est ce que le numéro deux du gouvernement flamand, Frank Vandenbroucke (SP.A), expliquait hier sur Matin Première : « Si on veut sortir de l'impasse, il faut du temps, partir d'une page blanche, sans ukases ni échéanciers. » Le « tout, tout de suite » n'est donc plus de mise. Ni l'imposition du menu de négociation. Ni même la scission rapide de BHV. « Impossible à régler avant les élections régionales », concède-t-il (voir l'infographie).

Qu'en pense le cartel CD&V/N-VA, à la pointe du combat institutionnel et qui a refusé plus d'un compromis ? Là aussi, le ton a changé… Après les ultimatums du 20 mars, 15 juillet, 31 juillet…, la N-VA s'affiche aux côtés du CD&V, de l'OpenVLD et du SP.A au sein du gouvernement flamand, pour tenter de relancer le dialogue institutionnel. Sans exiger préalablement d'agenda (serré), de menu (chargé), ou de liste d'invités (exclusivement venus des Communautés). Et c'est tout le cartel qui s'en trouve apaisé.

Comment l'expliquer ? Citons cinq éléments clés.

  1. Comme le dit un CD&V : « le temps a fait son œuvre ». Epuisés par des pourparlers sans fin depuis un an, les négociateurs avaient besoin de vacances. De sérénité. Les arguments des réalos ont enfin convaincu des fundis.
  2. A plusieurs reprises, la N-VA a menacé l'alliance avec le CD&V d'implosion. Désormais, elle a choisi l'option inverse : « Elle ne veut pas quitter le cartel », nous dit-on. Soulagement au CD&V : « On a l'impression d'avoir évité la grande crise. »
  3. Selon un autre CD&V, les partis flamands « veulent vraiment s'asseoir à la table de négociation. Ils essaient donc de créer un climat permettant à chacun d'y venir. » Mais que l'on ne s'y trompe pas : « Quand les discussions commenceront, il faudra vite du concret, car cela ne sera plus possible quand la campagne électorale battra son plein. » Autrement dit : des avancées seront nécessaires avant le scrutin régional. La N-VA ne disait pas autre chose hier soir.
  4. Kris Peeters a pris le relais d'Yves Leterme à la tête de la négociation : côté flamand, cela change la donne… Car comme l'a révélé la Gazet van Antwerpen, Leterme a perdu la confiance de nombreux N-VA. « Peeters inspire davantage confiance », nous dit-on. « Le fait qu'il mène la danse a été déterminant. Il a manœuvré pratiquement seul, au sein du gouvernement flamand, avec Geert Bourgeois (N-VA). »
  5. Que le gouvernement flamand mène la négociation avec les francophones a achevé de rassurer la N-VA. Donc le cartel. Ce sera, en partie au moins, un dialogue de Communautés – même si le Sud aura une autre délégation.

On le voit, le cartel accepte désormais ce qu'il a refusé pendant des mois : la tenue du débat institutionnel hors gouvernement (l'Orange bleue est morte sur ce point en novembre) ; un dialogue pas nécessairement présidé par les ministres-présidents F et N (Leterme a démissionné mi-juillet pour cela) ; l'absence de date butoir pour la « grande réforme » (des compromis ont été sacrifiés en son nom). Mardi, les présidents CD&V, VLD et SP.A, reçus par les médiateurs (avant une nouvelle visite, ce mercredi, du numéro un flamand, Kris Peeters), se montraient d'ailleurs globalement satisfaits de la réponse francophone à leur offre de négociation.

Le calendrier belge 2008/2009 selon Le Soir

mercredi 10 septembre 2008, 12:13

Le calendrier probable d'ici aux �lections r�gionales

Le 9 mai. Le parlement francophone bruxellois (Cocof) prend le relais du parlement de la Communaut� fran�aise pour initier une proc�dure de conflit d'int�r�ts contre la proposition de loi de scission de BHV, vot�e en commission de l'Int�rieur de la Chambre par l'ensemble des partis flamands (except� l'abstention de Groen), contre la volont� de tous les partis francophones. La proc�dure parlementaire est suspendue pour 120 jours. Cocof et Chambre ont 60 jours pour se concerter et tenter de trouver une solution .

Le 3 juillet. La concertation Cocof/Chambre �choue. Le S�nat est saisi du litige. Il dispose de 30 jours pour rendre un avis motiv� au comit� de concertation Etat/R�gions qui regroupe des repr�sentants de tous les gouvernements du pays.

Le 23 juillet. Les vacances parlementaires suspendent la proc�dure de conflit d'int�r�ts jusqu'au 14 octobre.

Le 14 octobre. Le S�nat peut reprendre ses travaux. Le litige est trait� par la Commission des Affaires institutionnelles.

Le 27 octobre. Les vacances de Toussaint suspendent la proc�dure de conflit d'int�r�ts jusqu'au 3 novembre.

Le 3 novembre. Le S�nat doit rendre son avis motiv� au comit� de concertation. Celui-ci dispose �galement de 30 jours pour trancher le litige au consensus.

Le 3 d�cembre. La proc�dure parlementaire de vote de la proposition de loi pourrait reprendre son cours, � d�faut de consensus d�gag� par le comit� de concertation.

Le 4 d�cembre. S�ance � haut risque � la Chambre ? A moins que la R�gion wallonne ou la Communaut� germanophone, voire la R�gion bruxelloise, n'enclenche � son tour une proc�dure de conflit d'int�r�ts qui suspendrait � nouveau la proc�dure parlementaire de 120 jours (vacances exclues�)

Le 7 avril 2009. D�but officiel de la campagne �lectorale pour les �lections r�gionales et europ�ennes.

Le 28 avril 2009. Cette troissi�me proc�dure de conflit d'int�r�ts, enclench�e par la R�gion wallonne ou la Communaut� germanophone, arriverait � son terme. Permettant � nouveau � la proc�dure parlementaire de reprendre son cours � la Chambre.

Le 30 avril 2009. S�ance � haut risque � la Chambre ? A moins que la R�gion wallonne ou la Communaut� germanophone n'ait enclench� � son tour une proc�dure de conflits d'int�r�ts qui suspendrait � nouveau la proc�dure parlementaire pendant 120 jours (vacances exclues�)

Le 7 juin 2009. Elections r�gionales

La diplomatie belge en danger?

Peu de chance de devenir diplomate

Le Selor va organiser un nouvel examen pour trouver des diplomates. Les candidats peuvent s’inscrire depuis le 5 septembre et jusqu’au 29 septembre prochain. Bien que le Bureau de sélection de l’administration fédérale reçoive à chaque fois de nombreuses inscriptions, près de 2.000 l’an dernier, peu de candidats réussissent toutefois les épreuves de sélection, à peine 50 en 2007. Selon le Selor les faibles chances de réussite s’expliquent par la qualité des candidats, qui est trop faible par rapport au degré de difficulté élevé de la procédure, et par les connaissances linguistiques des candidats-diplomates.

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Les négociations communautaires vont s'ouvrir

La position francophone bien reçue côté flamand

Le CD&V et l’Open Vld ont bien accueilli la position francophone relative au dialogue interinstitutionnel. Ils attendent maintenant que les discussions sur le fond puissent commencer, ont-ils indiqué avant d’être reçus par les médiateurs royaux. « Ma réaction est positive mais j’espère surtout que l’on va pouvoir parler du contenu le plus vite possible », a souligné le président de l’Open Vld, Bart Somers, avant d’indiquer qu’il fallait franchir des étapes dans ce dialogue institutionnel avant les élections de 2009. La présidente du CD&V, Marianne Thyssen, s’est aussi dit satisfaite de la position des francophones. « Je suis contente de ces signaux positifs. Lundi, ça allait autrement mais, apparemment, ils ont pu s’accorder. Il y a une chance d’avoir un dialogue crédible mais il faut maintenant qu’il commence. », a-t-elle affirmé. Mme Thyssen considère elle aussi que les négociations doivent s’ouvrir sur une page blanche. La présidente du sp.a, Caroline Gennez, a quant à elle, évité la presse et est entrée par une autre porte au Sénat, où reçoivent les médiateurs

09 septembre 2008

Pourquoi la Wallonie ne peut se passer de la France en cas de scission

Une scission coûterait aux trois Régions

DIRK VANOVERBEKE

mardi 09 septembre 2008, 07:58

La facture d’un éclatement calculée par Rudy Aernoudt : les trois Régions seraient financièrement perdantes. Mais c’est la Wallonie qui boirait la tasse. Une facture annuelle de 4,9 milliards d’euros : c’est le prix que devrait payer le Sud en cas de partition de l’Etat.

AFP

Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l’administration flamande, ancien chef de cabinet de ministres wallon, flamand et fédéral de l’Economie, est un auteur prolifique. Il dénonce dans une série d’ouvrages les clichés alignés par les hérauts du séparatisme et a démonté les chiffres avancés dans le Manifeste des patrons flamands pour l’indépendance de la Flandre du groupe « In De Warande ». Il a créé le groupe de réflexion « België Anders/ La Belgique Autrement » avec des personnalités du monde économique et, à ce jour, n’envisage pas de se présenter aux élections. Il vient de calculer la note d’une scission de l’Etat.

La facture annuelle pour la Belgique s’élèverait à 7,2 milliards d’euros (2,3 % du produit intérieur brut, lire tableau). L’ardoise se ventile différemment selon les trois régions. La Flandre perdrait 1,25 milliard par an dans l’aventure, contre 1,06 à Bruxelles. Mais c’est la Wallonie qui, en cas d’autonomie – et sans Bruxelles, donc –, serait la victime la plus lourde de l’éclatement du pays. Selon l’expert flamand, l’économie wallonne connaîtrait un recul équivalent à 6 % de son PNB. Chaque année, son budget serait amputé de 4,89 milliards. Une tuile qui s’explique surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud du pays, dans la foulée de la fin du pays.

C’est le premier constat dressé par Rudy Aernoudt : dans un tel scénario, le Wallon perd sa culotte. Plus précisément, a calculé Aernoudt, en fonction de la population des deux plus grandes régions du pays, chaque Wallon perdrait 1.400 euros par an contre 200 euros pour un Flamand. « J’ai calculé que le nombre de Wallons qu’une scission plongera sous le seuil de pauvreté passera de 16 à 27 %. A politique inchangée. Car un tel scénario contraindra les décideurs wallons, pour équilibrer leur budget, à limiter l’octroi des allocations de chômage dans le temps, par exemple. Mais cela, cela relève du politique. Moi, je livre les chiffres », souligne Aernoudt.

Mais si la facture est particulièrement plus élevée au Sud qu’au Nord, chaque Région paiera un tribut, chaque année, pour son indépendance.

Aernoudt a aussi établi un second scénario, aux antipodes du premier, celui du maintien et de la reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats. Un Etat qui mette en place des collaborations interrégionales réellement efficaces et qui élimine les chevauchements de compétences. Un Etat qui, aussi, gommerait les énormes disparités entre les taux de chômages régionaux. « Cela veut dire que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Il n’y a, économiquement, aucune raison qui justifie, dans un si petit pays que le nôtre, de telles divergences régionales en matière d’emploi. »

Ce second scénario permettrait d’épargner, annuellement, grâce à une politique plus efficiente, la bagatelle de 14 milliards d’euros annuels, dont la moitié profiterait à la seule Flandre. Mais la Wallonie, avec 4 milliards générés et Bruxelles, avec 3 milliards, sortiraient elles aussi gagnantes de la mise en place d’un Etat fédéral plus efficient. Et qui, aujourd’hui, ne l’est pas, précise Aernoudt, « parce qu’il préfère l’immobilisme et le statu quo ».

Pour expliquer la hauteur de la facture que paierait chacune des régions devenues autonomes, Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Elle n’est pas neutre. Selon les chiffres publiés par l’administration flamande du Budget et des Finances (Abafim), la Flandre transfère chaque année 5,4 milliards aux deux autres régions : 4 milliards vers la Wallonie, 1,4 milliard vers Bruxelles. Mais Aernoudt affine ses chiffres à la lumière des corrections apportées de manière unanime, en décembre 2006, par des professeurs d’université francophones et flamands. Ces chiffres, peu commentés à l’époque, se réfèrent au droit international. Ainsi, les revenus des travailleurs sont calculés en fonction du lieu de travail et non de leur domicile. Les salaires des fonctionnaires fédéraux ne sont pas pris en compte et le calcul des recettes en sécurité sociale est revu selon de nouveaux critères. En bout de course, ces corrections font fondre les transferts flamands de 5,4 à 1,6 milliard. Bruxelles devient la vache à lait en transférant 3 milliards vers la Wallonie qui, au total, obtient 4,6 milliards.

Aernoudt se réfère aussi au rapport de l’OCDE pour affirmer que la régionalisation a généré un accroissement de l’effectif de la Fonction publique. L’OCDE estime à 15 % la perte d’efficacité de notre administration à la suite des transferts de compétence.

Aernoudt émet l’hypothèse qu’une scission aggravera le phénomène et augmentera les coûts. Ce qui fait, avec d’autres menus frais (lire ci-contre), grimper la note.

Le chômage baisserait en Wallonie

Le chômage a atteint le seuil des 15 % en Wallonie

Rédaction en ligne

lundi 08 septembre 2008, 21:23

Le taux de chômage a atteint le seuil symbolique des 15 % en Wallonie au mois d’août, selon les données fournies ce lundi par le Forem. En août 2007, cet indicateur était de 15,9 %.

La région wallonne comptait fin août, 228.703 personnes au chômage, ce qui représente 15 % de la population active. En détails, il y avait, 209.091 demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations (dont 2.168 en Communauté germanophone) et 19.612 jeunes en stage d’attente (dont 360 en Communauté germanophone).

Le nombre de demandeurs d’emploi demandeurs d’allocations et de jeunes en stage d’attente a diminué de 5,9 %, soit 14.259 personnes en moins, par rapport à la même période en 2007. Il y avait 55 % de femmes, et 24 % de personnes âgées de moins de 25 ans, selon les chiffres fournis par le Forem.

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